Résumé introductif de l’article ! ✎
Voici la dernière partie de mon article « et si la Belgique… » car le problème avec cet article c’est qu’il est tellement énorme que c’est très difficile de le lire entièrement tellement que l’article prend du temps à charger.
Points de divergences entre 1830 à 1831
1) Quelle aurait été l’uchronie la plus parfaite où tout se serait bien passé pour le parti catholique en Belgique?
Voici la chronologie:
En 1830 durant la Révolution belge, les fondateurs du nouvel État établissent une Constitution équilibrée, mais dans cette uchronie, les catholiques dominent plus nettement la chambre des représentants.
Entre les années 1840 et 1860,le Parti catholique unifié se structure autour de l’enseignement libre, de la charité sociale et de la monarchie. L’Église belge devient un pilier moral et éducatif incontesté.
En 1870, Léopold II gouverne en harmonie avec le parti catholique. Les écoles congréganistes obtiennent un statut officiel ; la « question scolaire » n’éclate pas en crise.
En 1884, le parti catholique remporte encore plus largement les élections. Le clivage entre libéraux et catholiques reste paisible. Bruxelles, Gand et Liège connaissent une industrialisation modérée mais accompagnée par des œuvres sociales catholiques.
Durant les années 1890, inspiré par Rerum Novarum (l’encyclique sociale du pape Léon XIII), le Parti catholique fonde un réseau de syndicats chrétiens, d’écoles techniques et de coopératives ouvrières. La classe ouvrière catholique reste fidèle au parti, le socialisme reste marginal.
Entre 1900 et 1914, les tensions linguistiques sont atténuées grâce à une politique éducative bilingue et à la reconnaissance du flamand comme langue administrative à égalité avec le français.
En 1914, la Belgique entre dans la guerre unie, le roi Albert Ier et le clergé galvanisent la résistance. Le pays sort épuisé mais moralement uni.
En 1919, le suffrage universel masculin est instauré, mais les ouvriers catholiques votent massivement pour le parti. La coalition chrétienne composée de Flamands et Wallons reste dominante.
Durant les années 1920, il y a la Création d’un État social chrétien avec une sécurité sociale inspirée de la doctrine sociale catholique, avec des allocations familiales et des mutuelles chrétiennes.
Durant les années 1930, la crise économique mondiale est atténuée grâce à un plan d’emploi catholique basé sur la solidarité des coopératives et des syndicats chrétiens.
En 1939, la Belgique catholique reste démocratique, solide, fidèle à sa neutralité.
Entre 1940 et 1945 durant l’Occupation allemande. Les dirigeants catholiques s’opposent fermement au nazisme. Le cardinal Van Roey devient une figure de résistance morale comme dans la réalité
En 1945, à la Libération, il n’y a aucun scandale de collaboration catholique, le parti garde son prestige.
En 1950, la Question royale est apaisée, Léopold III est soutenu par le parti catholique et abdique au profit de Baudouin dans la paix.
Entre les années 1950 et les années 1960, Les Partis sociaux-chrétiens unifiés (PSC-CVP) dominent la politique belge sans interruption. Ils lancent des politiques de logement, d’éducation et d’équilibre linguistique.
En 1963, des lois linguistiques adoptées sans heurts, le bilinguisme est garanti, Bruxelles est reconnue comme capitale bilingue harmonieuse.
Durant les années 1970, les réformes de l’État gérées pacifiquement par le PSC-CVP : la Belgique devient fédérale sans tensions communautaires.
Durant les années 1980, c’est la crise économique mondiale, mais le modèle chrétien-démocrate belge résiste grâce à des politiques sociales solidaires et à une économie mixte.
Durant les années 1990, le roi Baudouin est une figure spirituelle du pays, et soutient activement le dialogue interreligieux et européen. La Belgique devient le centre moral et administratif de l’Union européenne.
Durant les années 2000, le parti catholique rebaptisé Mouvement Démocrate Chrétien demeure la principale force politique du pays.
Dans son programme, il y a notamment une solidarité intergénérationnelle, une écologie chrétienne et une économie éthique.
Durant les années 2010, sous le règne du roi Philippe, la monarchie et le parti coopèrent pour promouvoir une Europe des valeurs humaines et spirituelles.
Durant les années 2020, la Belgique est l’un des pays les plus stables d’Europe. Les clivages communautaires ont disparu, la foi, la langue et la solidarité sont les piliers du pays.
Bruxelles est la capitale européenne et le symbole de l’humanisme chrétien moderne.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Lettre fictive d’un instituteur de Namur en 1835:
« Nos écoles paroissiales reçoivent désormais une aide du gouvernement. Les enfants des ouvriers viennent apprendre à lire et à compter sous l’œil du curé et de Dieu.
Certains libéraux grognent, mais la paix règne. On dit que dans d’autres pays, les révolutions brûlent les autels. Ici, nous bâtissons autour d’eux. »
Journal fictif d’une ouvrière de Malines en 1889:
« Je travaille à la filature Sainte-Marie. Les sœurs veillent sur nous, les patrons prient avec nous avant chaque journée. Nous avons fondé une caisse de secours chrétienne, et même les filles des campagnes y trouvent du respect.
On dit que chez les socialistes, on ne parle que de lutte. Ici, on parle de dignité. »
Discours fictif du député catholique Jules Verhavert en 1910:
« La Belgique n’a pas besoin de révolution : elle a l’Évangile.
L’usine chrétienne et la mine chrétienne ne sont pas des utopies, mais la promesse d’un pays où le travail est sanctifié.
Nos frères flamands et wallons prient le même Dieu : cela suffit pour être un seul peuple. »
Lettre fictive d’un soldat belge au front de l’Yser en 1916:
« Mon capitaine récite le chapelet avant chaque assaut. Le prêtre militaire confesse ceux qui ont peur.
J’ai vu mourir des camarades flamands et wallons côte à côte. Quand ils expiraient, ils murmuraient les mêmes mots : “Sainte Vierge, protège la Belgique.”
Je crois que notre foi nous sauve plus que nos fusils. »
Témoignage fictif d’une infirmière de Louvain en 1945:
« Pendant l’Occupation, nous avons caché des enfants juifs dans notre couvent.
Après la guerre, le cardinal Van Roey a dit : “La foi n’a pas été vaincue.”
Et il avait raison. Le pays s’est relevé sans haine, car nous avons pardonné, mais pas oublié. »
Journal fictif d’un jeune roi Baudouin en 1951:
« Père est parti, et je porte désormais la couronne.
Les évêques m’ont dit que je devais régner en chrétien, pas en souverain d’apparat.
Je vois une jeunesse pleine d’espérance, des familles unies, des ouvriers fiers.
La Belgique est unie. Que Dieu me donne la force de la servir. »
Lettre fictive d’une mère de famille de Courtrai en 1963:
« Nos enfants vont à l’école chrétienne, gratuite et moderne. Ils apprennent le français et le flamand.
Mon mari travaille à la coopérative catholique. Nous avons reçu un prêt à taux réduit pour acheter une maison.
Le dimanche, tout le quartier se retrouve à la messe. Nous avons l’impression que tout est à sa place. »
Témoignage fictif d’un haut fonctionnaire européen à Bruxelles en 1984:
« Ce n’est pas un hasard si Bruxelles est devenue le cœur de l’Europe.
Ici, la politique reste empreinte d’une morale. Le monde admire notre stabilité : pas d’extrémisme, pas de haine communautaire.
La Belgique est la conscience tranquille de l’Union européenne. »
Hommage fictif à Baudouin Ier à la cathédrale Saint-Michel en 1993:
« Il fut le roi des pauvres et des croyants, le père de la Belgique.
Quand il s’opposa à la loi sur l’avortement, il le fit sans colère, seulement avec douleur.
Son abdication temporaire a rappelé au monde que la conscience d’un homme vaut plus que la pression d’un parlement. »
Témoignage fictif d’un jeune ministre chrétien-démocrate en 2010:
« On dit souvent que la foi n’a plus de place en politique.
Mais nos réformes écologiques et sociales s’inspirent toujours du principe chrétien de la “création à protéger”.
En Belgique, même les non-croyants reconnaissent la valeur morale du modèle catholique : dignité, modération et solidarité. »
Entretien fictif avec sœur Claire, directrice d’école à Charleroi en 2025:
« J’ai vu tant de pays se diviser, se séculariser, se perdre dans les extrêmes.
Ici, non. La foi ne domine pas, elle inspire.
Nos élèves apprennent la science, la philosophie, les langues, mais aussi la compassion.
Ce que nos ancêtres ont bâti en 1830, nous le vivons encore : une Belgique juste, pacifique et croyante. »
1.1)Et si la Pilarisation n’existait pas en Belgique?
En 1830,à l’indépendance, les gouvernements successifs imposent un système scolaire national unique, des associations apolitiques mais aussi l’interdiction progressive des organisations “verticales” que cela soit des partis, des syndicats, des écoles ou des médias alignés idéologiquement des médias strictement publics ou privés mais non confessionnels. Les “piliers” catholique, socialiste et libéral ne se forment donc jamais.
La pilarisation avait renforcé les identités locales et idéologiques.
Sans elle, l’État reste fort, dirigiste et unificateur, il contrôle l’enseignement, les mutualités, les radios, et les hôpitaux, Bruxelles devient le vrai centre administratif et culturel.
Au lieu de gigantesques machines comme le PSC, le PSB et le PLP… on a des partis plus petits et plus instables avec beaucoup de mouvements “centristes” etplus de coalitions transversales et moins de clientélisme régional ou religieux.
Sans réseau catholique, officiel et socialiste l’on a un réseau national unique avec plus de mixité sociale, moins de ségrégation scolaire, moins de conflits donc il n’y pas de guerres scolaires !
Il n’y a pas de FGTB socialiste et pas aussi de CSC chrétienne.
À la place il y a un seul syndicat national avec moins de culture de grève et des négociations qui sont plus technocratiques.
Sans piliers pour structurer les tensions il y a plus de mélange et plus d’échanges entre Flamands et Wallons, mais aussi un risque que les conflits explosent parfois sans amortisseurs.
Il n’y a pas de mobilisation catholique massive et donc le roi Baudouin devient roi plus calmement.
Les piliers servaient d’intermédiaires.
Sans eux il y a plus de tensions frontales avec des négociations linguistiques plus dures et une réforme de 1962 à 1963 plus conflictuelle.
Les piliers ont façonné la fédéralisation.
Ici, l’État reste unitaire jusqu’aux années 1990, la régionalisation arrive tard,Bruxelles obtient un statut plus simple mais très centralisé.
Il n’y a pas dans ce scnéario de journaux “catholiques”, “socialistes”, “libéraux”.
Les grands journaux deviennent neutres, élitistes et nationaux.
La RTBF/VRT sont unifiées jusqu’en 1980.
La pilarisation structurait la vie de chacun.
Sans elle il y a moins de communautés de référence et plus de mobilité sociale, mais aussi plus de solitude sociale et moins de solidarité de proximité.
Il n’y a pas d’organisations de jeunesse séparées que cela soit la KSA, les Scouts pluralistes, Patro…).
Il y a dans ce scénario un scoutisme national, puis un mouvement de jeunesse unique depuis 1950.
Voici la chronologie de cette uchronie:
Entre 1830 et 1850, L’État met en place un réseau scolaire laïque unique.L’Église proteste mais n’a pas les moyens d’organiser un réseau alternatif.
Entre 1870 et 1914, il n’y a pas de pilarisation catholique et donc pas de “première guerre scolaire”.Les socialistes n’ont pas de FGTB puissante, c’est une montée plus lente.
Entre 1918 et 1939, l’Économie est plus planifiée avec des mutualités et des assurances nationales. Il n’y a pas de Parti Ouvrier Belge à implantation massive, le PSB est beaucoup plus petit.
Entre 1945 et 1970,il n’y a pas de deuxième guerre scolaire. Il n’y a pas de grandes masses catholiques, le PSC est beaucoup plus modeste.Il y a moins de conflits idéologiques mais plus de conflits linguistiques directs.
Entre 1970 et 2000,Il y a un Fédéralisme tardif qui n’arrive seulement qu’en 1993. La monarchie joue un rôle plus fort comme arbitre. Entre 2000 et 2025, il y a une émergence de partis populistes plus tôt car il y a une absence de cadres structurants dans la vie politique belge. Bruxelles devient une ville quasi-État, très centralisée. Il n’y a plus de polarisation individuelle et moins de polarisation “organisée”.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Lettre d’un instituteur en 1879: « On dit que nous, enseignants de l’État, devrions craindre les écoles catholiques.
Mais il n’y en a aucune, car la loi les empêche.
Tout le pays apprend les mêmes choses.
C’est reposant… mais parfois inquiétant. »
Un ouvrier wallon en 1936: « Sans syndicats rouges ou chrétiens, on est tous ensemble dans la même centrale.
On discute plus, mais on est moins forts.
La grève générale aurait été plus grande s’il y avait eu des piliers. »
Un bourgmestre flamand en 1962:« Si nous avions eu nos propres organisations catholiques, on aurait mieux défendu la langue. Là, tout se négocie au Parlement dans le désordre.
Le fédéralisme serait arrivé plus tôt, je crois. »
Une militante bruxelloise en 1985: »Je ne comprend jamais pour qui voter.Dans d’autres pays, chacun sait : catholique, socialiste, libéral…
Ici, rien n’organise les idées.
On est libres… ou perdus. »
Un historien en 2024: »La pilarisation avait ses défauts mais elle a structuré la Belgique,sans elle, le pays est plus unitaire, oui…
mais aussi plus vulnérable aux crises soudaines.
On a remplacé des piliers par du vide. »
1.2 )Quelle aurait été la pire uchronie pour le parti catholique de Belgique où tout ce serait mal passé pour lui?
En 1830, après la révolution, les conservateurs catholiques dominent la nouvelle Belgique. Ils imposent une Constitution plus restrictive, où l’Église contrôle l’enseignement et la morale publique.
Durant les années 1840, les libéraux dénoncent la « théocratie belge ». Les universités catholiques écrasent la libre pensée, et la censure religieuse limite la presse.
En 1857, il y a des émeutes à Bruxelles et Liège contre les écoles congréganistes. Les premiers cercles anticléricaux se forment.
Durant les années 1860, les évêques condamnent toute idée de compromis. Le clergé reste riche, mais détesté. Le fossé entre les classes populaires et la hiérarchie religieuse s’ouvre.
En 1879, les libéraux imposent la loi sur l’enseignement laïc. Les catholiques ripostent en fondant leurs propres écoles, mais avec un ton autoritaire.
En 1884, dans cette uchronie, les catholiques perdent les élections et ne les regagneront plus avant un siècle.
Durant les années 1890, le monde ouvrier rejette massivement l’Église, jugée hypocrite. Les curés condamnent les syndicats et la presse socialiste.
Entre 1900 et 1914, l’enseignement catholique s’effondre faute d’élèves. La Belgique devient un laboratoire de laïcité. Les catholiques se replient sur les campagnes.
Pendant la 1ère guerre mondiale, plusieurs prélats belges collaborent avec l’occupant allemand, espérant protéger l’Église. Cela les discrédite profondément.
Durant les années 1920, le Parti catholique renaît brièvement, mais reste perçu comme rétrograde.
Durant les années 1930, certains dirigeants catholiques se rapprochent de mouvements autoritaires (rexistes, corporatistes, fascisants).
Durant la seconde guerre mondiale, sous l’Occupation, le Parti catholique est éclipsé par Rex, et plusieurs membres du clergé soutiennent Léon Degrelle. Après 1945, l’amalgame entre catholicisme et collaboration ruine toute légitimité morale.
En 1945, les tribunaux condamnent plusieurs évêques et prêtres pour collaboration morale. L’Église perd sa place dans l’enseignement public.
En 1950, la Question royale tourne à la catastrophe,le Parti catholique soutient Léopold III coûte que coûte. Des émeutes éclatent, le roi abdique, le parti est accusé d’avoir divisé le pays.
En 1954, il y a une victoire écrasante des socialistes et libéraux, il y a la loi sur la laïcisation totale de l’enseignement. Les crucifix disparaissent des classes.
Durant les années 1960, Vatican II échoue à réconcilier les fidèles. Les prêtres quittent les paroisses, les vocations s’effondrent.
Durant les années 1970, le parti se scinde, en Flandre, la CVP devient populiste et anti-européen, en Wallonie, le PSC s’effondre dans la marginalité.
En 1981, les scandales financiers dans les œuvres catholiques. Les journaux révèlent la fortune de certaines congrégations.
En 1990, le roi Baudouin, isolé, refuse de signer la loi sur l’avortement. Cette fois, la population réagit violemment avec des manifestations contre la “théocratie monarchique”.
En 1993, à sa mort, le roi Baudouin est respecté comme homme, mais pas comme symbole religieux. La Belgique se proclame officiellement État laïque dans une révision constitutionnelle.
En 1995, le Parti social-chrétien disparaît, remplacé par de petits mouvements régionaux.
En 1999 , le dernier Premier ministre chrétien-démocrate démissionne. Le catholicisme politique belge prend fin.
Durant les années 2000, les églises ferment massivement. Bruxelles vend ses anciennes cathédrales pour en faire des musées ou des logements.
Durant les années 2010, l’enseignement catholique, vidé de sa mission religieuse, devient public. Les ordres religieux disparaissent.
Durant les années 2020, les catholiques pratiquants ne représentent plus que 3 % de la population. Les médias parlent de “Belgique athée”. Les anciens bastions catholiques comme Namur, Tournai et Malines deviennent des pôles laïques militants.La religion ne joue plus aucun rôle politique. Les relations entre la Flandre et la Wallonie se détériorent, le ciment moral commun a disparu.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Lettre fictive d’un prêtre déchu en 1952:
« J’ai servi vingt ans dans une paroisse. Hier, ils ont arraché le crucifix de la salle de classe.
Les enfants ne savent plus prier, les parents se moquent de Dieu.
On nous traite de complices du roi, de réactionnaires, de traîtres.
Je crois que la Belgique a perdu son âme. »
Journal fictif d’une institutrice en 1978:
« L’école libre a été nationalisée cette année. On nous a dit que c’était pour l’égalité.
Mais depuis, mes élèves ne connaissent plus rien des saints, ni même de la Bible.
J’ai l’impression d’enseigner dans un pays sans racines. »
Discours fictif d’un sénateur laïque en 1993
« L’État ne doit plus être le serviteur d’une Église.
Cent cinquante ans de cléricalisme ont retardé notre modernité.
Aujourd’hui, la Belgique entre enfin dans la raison. »
Entretien fictif avec un vieil homme à Namur en 2025: « Autrefois, on entendait les cloches partout.
Aujourd’hui, on n’entend plus rien. Même le dimanche.
Je ne dis pas que c’était mieux avant… mais au moins, on croyait à quelque chose. »
1.3) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le parti libéral si tout s’était bien passé pour lui?
Voici la chronologie de cette uchronie
En 1830, après la Révolution, les libéraux dominent le Congrès national. La Constitution consacre la liberté de conscience, d’expression et d’enseignement, sans privilège pour l’Église.
Entre 1835 et 1848, sous l’impulsion des libéraux comme Charles Rogier et Walthère Frère-Orban, la Belgique se dote d’institutions modernes avec un enseignement public, des universités ouvertes à tous et une égalité civile réelle.
En 1850, la Loi sur l’enseignement laïc est obligatoire dans les villes. L’Église proteste, mais elle n’a pas d’influence politique.
Durant les années 1860, les grands travaux que cela soit les chemins de fer, les canaux et les universités modernisent le pays. Bruxelles devient la “Petite Paris” du Nord.
En 1879, la loi Van Humbeeck sur l’enseignement laïc triomphe sans guerre scolaire, la population soutient massivement l’école publique.
En 1884, les catholiques, divisés et déconsidérés, ne reprennent jamais le pouvoir. Le Parti libéral gouverne avec une majorité stable.
Durant les années 1890, il y a des réformes sociales pionnières comme le droit de grève, les congés payés et le vote élargi aux classes moyennes.
Entre 1900 et 1914, la Belgique devient l’un des pays les plus instruits et industrialisés du monde. Liège est un centre de sciences appliquées, Gand un pôle textile innovant, Bruxelles une capitale intellectuelle et cosmopolite.
En 1910, il y a la Fondation de l’Université populaire de Belgique avec un accès gratuit au savoir pour tous.
En 1914, l’Allemagne envahit la Belgique. Les libéraux dirigent un gouvernement d’union rationnel et efficace en exil.
En 1919, la reconstruction se fait dans un esprit de solidarité laïque. Les institutions religieuses perdent tout rôle politique.
Durant les années 1920, il y a un suffrage universel complet avec une reconnaissance des syndicats libres, de sécurité sociale de type coopératif.
Durant les années 1930, face à la montée des extrêmes, la Belgique libérale reste ferme avec la liberté de la presse, l’interdiction du racisme et de la censure.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la résistance est menée par des réseaux humanistes et universitaires. L’après-guerre consacre la victoire morale du libéralisme.
En 1945, il y a la Réconciliation nationale sur une base de tolérance et de raison. Le parti libéral fusionne avec des sociaux-progressistes pour former le Parti du Progrès belge (PPB).
En 1950, il n’y a pas de Question royale, le roi Léopold III abdique volontairement pour éviter toute division.
En 1958, il y a L’Expo universelle de Bruxelles qui symbolise l’apogée du modèle belge avec la science, la culture, la technologie et la démocratie.
Durant les années 1960, l’enseignement public gratuit et la recherche scientifique deviennent les piliers du pays. Les femmes accèdent massivement aux études et à la politique.
Durant les années 1970, les premières réformes fédérales se font calmement, sous l’égide d’un État rationnel et tolérant.
Durant les années 1980, les crises pétrolières sont gérées par l’innovation et la planification. La Belgique investit massivement dans l’énergie nucléaire propre et la recherche technologique.
Durant les années 1990, les droits civiques sont étendus avec le mariage homosexuel, et la légalisation de l’euthanasie est encadrée et avec le respect total de la liberté individuelle.
En 1993, c’est la Mort du roi Baudouin il y a un hommage national à “l’homme de dialogue et de raison”. La monarchie devient strictement symbolique.
En 1999, le Parti libéral, toujours dominant, signe avec ses homologues européens le Traité de Bruxelles sur la Raison et la Science, fondant l’Union européenne des Lumières.
Durant les années 2000, Bruxelles devient la capitale mondiale de la science, de la diplomatie et des droits humains. L’ancien palais royal est transformé en “Musée de la Démocratie”. Les écoles belges sont classées parmi les meilleures du monde.
Durant les années 2010, l’État belge est neutre et rationnel et il favorise la recherche en intelligence artificielle, biotechnologie et éthique.
Durant les années 2020, la religion existe librement, mais sans pouvoir politique. La Belgique devient le premier pays à adopter une Constitution numérique, garantissant la liberté de pensée et de connaissance. Le taux de pauvreté est minimal et le niveau d’éducation maximal.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Journal fictif d’un instituteur laïque en 1845
« Ce matin, j’ai fait réciter à mes élèves un poème sur la liberté.
Il y avait des fils d’ouvriers, des enfants de bourgeois, tous apprenant ensemble.
C’est cela, la Belgique nouvelle : l’école avant le clocher. »
Lettre fictive d’une ouvrière syndiquée en 1889
« Grâce à la loi libérale, nous avons des écoles du soir gratuites.
Mon fils apprendra les sciences, pas les prières.
Peut-être qu’un jour, il sera ingénieur, pas manœuvre. »
Discours fictif du Premier ministre Frère-Orban II
« La Belgique reconstruira non pas des autels, mais des laboratoires.
Nos temples seront les écoles, nos prêtres seront les professeurs. »
Témoignage fictif d’un visiteur à l’Expo universelle de 1958:
« Ici, on sent la confiance dans le progrès.
Les robots côtoient les philosophes, les savants débattent avec les artistes.
Bruxelles est la capitale de l’avenir. »
Journal fictif d’une étudiante en 1999:
> « Je n’ai jamais connu de catéchisme, mais je connais les lois de Newton, Darwin et Curie.
Ma mère dit que nos grands-parents craignaient le jugement dernier ; nous, nous préparons le futur. »
Témoignage fictif d’un philosophe bruxellois en 2025:
« La Belgique a réussi ce que les Lumières avaient rêvé :
unir la raison et la liberté sans perdre l’humanité.
On ne prie plus Dieu, mais on cherche la vérité et cela suffit. »
1.4) Quelle aurait été la pire uchronie possible pour le parti libéral où tout ce serait mal passé pour lui?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1830, la Belgique devient indépendante. Les libéraux dominent le Congrès national et imposent une Constitution très progressiste : avec la liberté absolue, un état minimal, et une économie ouverte.
Entre 1840 et 1860, Bruxelles et Liège s’enrichissent rapidement. Mais les inégalités explosent, les ouvriers vivent dans la misère tandis que la bourgeoisie d’affaires s’enrichit.
En 1857, il y a un premier grand scandale financier lié à la spéculation sur le rail. Les libéraux refusent toute régulation : « Le marché se corrigera lui-même. » disent t’ils
En 1869, des émeutes éclatent à Gand et à Charleroi. Les catholiques et socialistes commencent à s’allier contre le “parti des riches”.
En 1879, il y a la mise en place de la Loi libérale sur l’enseignement laïc. L’intention est noble, mais la brutalité de son application déclenche une “guerre scolaire” sociale et religieuse.
En 1884, les catholiques reviennent au pouvoir. Le parti libéral, divisé entre progressistes et doctrinaires, entre dans une longue traversée du désert.
Durant les années 1890, les libéraux urbains se coupent des classes populaires. La Belgique industrielle devient oligarchique, le Parlement est contrôlé par une poignée de banquiers et d’industriels.
Entre 1910 et 1914, les tensions sociales explosent. Les syndicats accusent les libéraux d’avoir trahi la liberté au profit du capital.
Durant la Première Guerre mondiale, la guerre ruine le pays. Les libéraux, trop liés au patronat allemand avant-guerre, sont discrédités.
Durant les années 1920, le parti tente de se moderniser mais reste prisonnier d’un discours élitiste. Les masses ouvrières se tournent vers les socialistes.
Durant les années 1930, face à la crise économique, les libéraux refusent toute aide sociale : « L’État ne doit rien à personne. »
Durant la seconde guerre mondiale 1945, sous l’Occupation, plusieurs notables libéraux collaborent économiquement pour sauver leurs entreprises. Après la Libération, le parti est discrédité et marginalisé.
Entre 1945 et 1950, les catholiques et les socialistes bâtissent l’État-providence. Les libéraux dénoncent “le dirigisme”, mais sans proposer d’alternative.
Durant les années 1960, la société devient plus égalitaire et laïque, mais sans eux. Leur influence parlementaire s’effondre.
En 1970, il y a une scission communautaire, le Parti libéral flamand et le Parti libéral wallon se séparent. L’un dérive vers le nationalisme, l’autre vers un libéralisme technocratique sans électeurs.
Durant les années 1980, ils reviennent brièvement au pouvoir avec un programme de privatisations massives, ce qui entraîne chômage et désindustrialisation.
En 1989, il y a la crise de Bruxelles avec la fuite des sièges sociaux et la crise urbaine ce qui achève leur crédibilité économique.
Durant les années 1990, les libéraux s’allient à des populistes pour revenir au pouvoir. Cela provoque une scission interne, les libéraux modérés quittent le parti.
En 2008, la crise financière mondiale ravage la Belgique, ultra-dépendante du secteur bancaire. Le parti libéral est accusé d’avoir démantelé les garde-fous publics.
Durant les années 2010, il y a la Montée de l’abstention et des mouvements écologistes et communautaristes. Le libéralisme politique devient une curiosité historique.
En 2020, le “Parti libéral belge” n’obtient plus que 3 % des voix aux élections fédérales.
En 2025, il y a la dissolution officielle. Le dernier président du parti déclare :
« Nous avons confondu liberté et indifférence. Nous avons défendu l’individu, mais oublié l’humain. »
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Journal fictif d’un ouvrier gantois en 1848:
« On nous dit que la liberté est notre bien le plus précieux.
Mais à quoi me sert la liberté si je ne peux pas nourrir mes enfants ? »
Lettre fictive d’un instituteur libéral déçu en 1884:
« Nous avons voulu éclairer le peuple, mais nous n’avons pas su l’écouter.
L’école laïque s’est faite contre le peuple, non avec lui. »
Tract socialiste fictif en 1932:
« Le libéralisme a promis la liberté ; il a livré la pauvreté. »
Témoignage fictif d’une chômeuse de Liège en 1985:
« Ils ont tout vendu : nos usines, nos trains, même nos postes.
Maintenant ils nous disent d’être “entrepreneurs de nous-mêmes”.
Mais moi, je n’ai plus rien à vendre. »
Débat télévisé fictif en 2009:
Journaliste : « Votre parti a dérégulé la finance. Pensez-vous avoir une responsabilité dans la crise ? »
Chef libéral : « Non, la responsabilité est celle des citoyens qui ont emprunté. »
(Silence glacial sur le plateau.)
Dernier congrès fictif du Parti libéral belge en 2025:
« Nous avons bâti la liberté comme un temple vide.
Nous avons oublié que sans justice, la liberté n’est qu’un luxe.
Peut-être qu’un jour, nos idées renaîtront mais plus humaines. »
1.5) Et si le Luxembourg avait été annexé par la Belgique après son indépendance?
L’annexion ne pouvait se faire qu’à un moment de fragilité des Pays-Bas ou de la Confédération germanique, par exemple pendant la Révolution belge ou lors d’une crise dynastique autour de 1848–1850.
Il faudrait aussi que la France ou la Prusse n’interviennent pas, ce qui est déjà un gros changement !
La Population totale belge vers 1850 aurait été de +150 000 habitants à +200 000 habitants supplémentaires.
avec une superficie de +2 500 km². La frontière orientale aurait été totalement redessinée.La Belgique aurait une frontière directe et longue avec la Prusse puis l’Empire allemand, la Sarre, la Rhénanie. Cela change profondément sa géopolitique : le pays devient une puissance tampon encore plus stratégique.
Il n’y aurait plus eu plus de monarchie luxembourgeoise avec plus de statut particulier, plus de neutralité.
Le Luxembourg devient soit une province belge probablement bilingue. Soit une région autonome selon le modèle suisse, ce qui est possible mais plutôt improbable au XIXᵉ siècle.
Il y a deux chemins possibles: Le premier aurait été l’assimilation à la belge, le luxembourgeois (Lëtzebuergesch) devient un dialecte germanophone régional. Le français progresse, comme en Wallonie. L’identité luxembourgeoise se dilue en un siècle, un peu comme l’identité limbourgeoise ou mosellane. Dans ce cas il n’y a pas d’État luxembourgeois moderne et pas de rôle européen central au XXᵉ siècle.
La résistance aurait pu être forte:Avec une annexion perçue comme étrangère, une minorité luxembourgeoise politisée pourrait réclamer l’autonomie, voire l’indépendance.Le 19ème siècle étant celui des nationalismes, ce mouvement pourrait gagner de la force.
Avec un Luxembourg belge, la Prusse n’aurait pas toléré une présence belge sur un point fort stratégique. La Prusse aurait probablement tenté une invasion préventive de l’est belge avec une occupation du Grand-Duché du Luxembourg.
La Belgique perdrait sa neutralité beaucoup plus tôt.
Dans les années 1890, on aurait peut-être eu un Parti national luxembourgeois, une forme de « question luxembourgeoise » comme il y eut une « question flamande ». Enfin si la Prusse n’a pas annexé le territoire.
Durant la 1ère guerre mondiale:Le plan Schlieffen passerait encore plus massivement par les Ardennes,le plateau luxembourgeois et les voies ferrées de Bettembourg et Troisvierges. Les conséquences auraient été multiples la Belgique aurait été davantage ravagée, la résistance belge se serait étirée sur une ligne plus longue, le pays serait peut-être entièrement occupé dès 1914.
En 1940 on aurait eu la même chose mais en pire, l’offensive allemande par les Ardennes serait devenue encore plus directe.
Le front belge ne tient presque aucune profondeur stratégique.
Comme autres conséquences l’on aurait pu avoir une sidérurgie belge amplifiée en tout cas jusqu’en 1870 dans l’éventualité où la Prusse n’aurait pas envahi le territoire du Grand-Duché du Luxembourg. Le sud du Luxembourg comme Esch, Differdange et Dudelange est riche en minerai.
Cela renforcerait fortement les industries comme Cockerill, le sillon industriel Sambre-et-Meuse et l’industrie lourde belge.
La Belgique deviendrait l’une des premières puissances sidérurgiques d’Europe encore plus tôt.
Le grand duché du Luxembourg développa son industrie grâce au Zollverein.
Dans la version annexée, ce développement aurait été soit belge avec Liège, Charleroi et Esch formant une seule zone. Soit freiné par la concurrence flamande et wallonne.
Le Luxembourg joua un rôle essentiel dans la naissance de la CECA, de la neutralité européenne, et l’accueil d’institutions européennes avec aussi la présence de personnalités comme Robert Schuman.Sans le Luxembourg indépendant, les institutions européennes se seraient installées probablement à Bruxelles et Strasbourg seulement. Le rôle diplomatique de la Belgique augmente. Robert Schuman naît quand même mais devient… un homme politique belge ! Il est né à Luxembourg-ville. Cela change toute la dynamique de l’intégration européenne.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Témoignage d’un paysan luxembourgeois en 1852: « On nous a dit que nous étions belges, comme ça, d’un trait de plume.
La vie n’a pourtant pas changé : mes vaches ne comprennent ni le flamand ni le français, et moi non plus.
Mais à la messe, le curé lit désormais des annonces écrites par les autorités belges.
Il paraît que nos jeunes devront faire leur service militaire pour un roi que personne ici n’a jamais vu.
On se sent un peu perdus, et certains disent déjà qu’on finira par regretter les Hollandais… »
Témoignage d’une bourgeoise bruxelloise à sa soeur, en 1853: « Ma chère Éléonore,
Tu ne peux imaginer la joie qui règne ici depuis que la province du Luxembourg nous revient.
On dit que les paysages sont splendides, que l’air y est pur, et que les habitants parlent un allemand si doux qu’il sonne presque français.
Les salons évoquent ce territoire comme un joyau que notre jeune royaume ajoute à sa couronne. Pour sûr, la Belgique grandit. Et moi, je rêve déjà d’y voyager cet été. »
Témoignage d’un officier prussien en 1854:
« L’annexion du Luxembourg par les Belges constitue une erreur stratégique majeure pour la Confédération germanique.
Cette forteresse appartenait de cœur au système défensif de l’Allemagne.
Que les Belges, peuple neutre et jeune, s’en emparent est une humiliation silencieuse.
Le roi à Berlin est furieux.
Les Belges ne se rendent pas compte qu’ils dorment sur un baril de poudre.
Ils ont gagné un territoire, mais perdu notre indulgence. »
Témoignage d’un fonctionnaire belge envoyé à Luxembourg-ville en 1856: « Je dois avouer que la ville ne ressemble en rien à ce que j’avais imaginé.
La forteresse est immense, les rues propres, les habitants polis mais méfiants.
Ils nous regardent comme des intrus.
Lorsque je parle français, certains répondent en luxembourgeois, même s’ils comprennent.
Ils veulent nous rappeler que c’est eux qui vivaient ici avant que nous arrivions.
On m’avait dit que cette annexion serait simple.
Je vois maintenant que gouverner un peuple qui n’a pas demandé à changer de pays n’est jamais simple. »
Témoignage d’un ouvrier sidérurgiste luxembourgeois en 1889:
« Depuis que les Belges ont investi les mines, la ville a changé.
Il y a du travail, beaucoup de travail.
Des trains arrivent de Liège et de Charleroi avec pleins d’ingénieurs belges.
Certains râlent : “Ils nous volent nos richesses !”
Moi, je dis : au moins, on mange.
On apprend même quelques mots de français au café.
Mais je sens qu’on est devenus un peuple entre deux mondes : pas tout à fait belge, plus vraiment indépendant. »
Témoignage d’un professeur luxembourgeois en 1912:
« Mes élèves parlent tous luxembourgeois entre eux.
À la maison, beaucoup prient en allemand.
À l’école, le ministère exige qu’on enseigne l’histoire en français.
Je sens trois identités se superposer : belge, allemande, luxembourgeoise.
Le danger est que les jeunes ne sachent plus laquelle est la leur.
Peut-être qu’un jour, ils inventeront une quatrième identité… qui ne sera ni tout à fait belge, ni tout à fait allemande, mais pleinement luxembourgeoise. »
Témoignage d’un soldat belge en Août 1914:
« Les Allemands sont entrés par Wiltz et Clervaux à l’aube.
Ceux qu’on croyait voisins ont utilisé nos vallées comme couloirs naturels.
Le Luxembourg belge est devenu un piège.
Nous tirons depuis les hauteurs, mais ils progressent vite.
Je ne sais pas si Bruxelles comprend à quel point défendre ces terres est difficile.
Si ce pays tombe, c’est par ici que ça commencera. »
Témoignage d’une grand-mère luxembourgeoise belge en 2010:
« On est belges depuis plus de 150 ans, mais on garde notre langue, nos chansons, nos traditions.
Je dis toujours que le Luxembourg n’a pas disparu : il vit dans nos cœurs, dans nos mots, dans nos fêtes.
Les jeunes aujourd’hui sont fiers d’être belges, oui, mais aussi luxembourgeois.
C’est peut-être ça, notre force : deux identités qui ne se combattent plus. »
1.6) Et si le Compromis à la belge n’existait pas?
Lors du Congrès national en 1830, les libéraux et les catholiques échouent à s’entendre sur la Constitution.
Dans notre réalité, ils ont accepté une monarchie constitutionnelle, des libertés fondamentales, et une neutralité scolaire relative.
Dans l’uchronie, les catholiques exigent un État fortement confessionnel. Les libéraux quant à eux refusent toute influence religieuse. Le compromis impossible entraîne deux Constitutions concurrentes, rédigées par deux blocs qui ne se parlent plus. Le roi Léopold Ier accepte finalement une Constitution « libérale dure », ce qui fracture le pays dès sa naissance.
Les Conséquences immédiates auraient été que les catholiques organisent des contre-parlements locaux, notamment en Flandre. Avec un clivage anticlérical catholique qui devient guerrier, non négocié.
Une tradition se crée que perdre c’est refuser, boycotter, contester. La culture politique du compromis n’est jamais inventée.
Entre les années 1850 et 1880:
Avec l’absence de compromis, il y a une absence de coalitions. Dans notre histoire, les libéraux et les catholiques alternent, mais négocient continuellement.
Dans l’uchronie, chaque changement de majorité provoque des purges administratives. Les programmes et lois changent brutalement tous les quatre ans. Les écoles, les universités et les communes deviennent des forteresses idéologiques rivales.
Entre 1880 et 1884, la guerre scolaire devient une quasi-guerre civile sans compromis culturel, la première guerre scolaire entraîne des milices catholiques et milices libérales et provoque aussi des incendies d’écoles avec une force d’armée pour s’interposer.
Bruxelles connaît deux jours d’émeutes armées en 1883. Il y a une montée d’un clivage flamand et francophone plus tôt.
Sans compromis politique, les questions linguistiques deviennent explosives dès 1850.
En 1893, un « Congrès flamand » réclame déjà un autogouvernement.
Entre 1918 et 1945, après la Première Guerre mondiale, l’élargissement du suffrage provoque une poussée socialiste mais les catholiques et les libéraux refusent toute coalition avec eux.
Le résultat est qu’ il y a six gouvernements en quatre ans entre 1921 et 1925. Les lois sociales avancent puis reculent en continu.
Durant les années 1930, le fascisme et le communisme explosent sans culture du consensus, Rex gagne 20 % des voix, et le Parti communiste dépasse 15 %, le pays connaît deux tentatives de coup de force.
Le roi Léopold III tente un pouvoir fort, mais sans culture de compromis, cela conduit à un schisme politique total.
Après 1945, le Pacte social, clé de notre réalité, n’existe pas.
Les syndicats et le patronat refusent toute négociation. Le Résultat est qu’ il y a des grèves générales tous les trois ans avec une confrontation violente entre les régions industrielles, avec un sabotage industriel en Hainaut et à Liège.
Entre 1960 et 1961, la grande grève devient révolutionnaire. Dans notre réalité, elle s’arrête. Dans l’uchronie, elle dégénère avec trois morts à Seraing, avec une mise en place d’une grève insurrectionnelle en Wallonie, il y a la naissance d’un embryon de gouvernement wallon « provisoire ». La Flandre, furieuse, réclame une autonomie fiscale totale. La Belgique devient de facto confédérale en 1965, beaucoup plus tôt et beaucoup plus durement que dans la réalité.
Durant les années 1970 à 1980, il n’y a pas de réformes négociées, les réformes de l’État se font par la force des votes, jamais par le consensus, la Flandre obtient une quasi-indépendance en 1977 lors du choc Egmont aggravé, la Wallonie crée une « Assemblée wallonne souveraine » en 1981, Bruxelles devient un territoire internationalisé sous contrôle de l’OTAN et de la CEE.
Durant les années années 1990, l’État belge n’est plus qu’une coquille vide. Le gouvernement fédéral gère l’armée et les affaires étrangères. Le reste est internationalisé, régionalisé, ou privatisé. Chaque crise provoque une paralysie totale.
Entre 2010 et 2025, sans compromis possible : la crise BHV dégénère en rupture institutionnelle, la N-VA et une coalition flamande déclarent une « autonomie complète », la Wallonie discute d’un rapprochement avec la France. Bruxelles demande un statut de cité-État européenne.
En 2025, la Belgique existe encore sur le papier, mais elle n’est plus opérationnelle.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Lettre d’un membre du Congrès national en 1831: « Les libéraux ne veulent rien entendre.
Ils parlent de liberté, mais ils n’envisagent même pas la liberté de notre Église.
Le roi lui-même semble gagné par leur vision.
Si nous signons cette Constitution, nous trahissons nos écoles, nos curés, nos familles. J’ai donc quitté la séance.
Qu’ils fassent leur Belgique sans nous. »
Extrait du “Journal de Bruxelles” en 1854:
« Le pays est ingouvernable.
Les ministères tombent comme des mouches.
Les catholiques refusent toute loi libérale.
Les libéraux sabotent toutes les institutions catholiques.
Quelle nation pourrait survivre ainsi ? “
Lettre d’une institutrice catholique pendant la première guerre scolaire en 1883
« Madame, je vous écris depuis une école en flammes.
Ils disent que nous “endoctrinons”, alors ils brûlent.
Les milices libérales ont attaqué ce matin.
J’ai fui avec une quinzaine d’enfants.
Si c’est cela, la Belgique, alors je n’en veux plus. »
Un Ouvrier socialiste lors de la grève générale de 1932: « On a voté à gauche, mais les catholiques refusent de reconnaître le résultat.
Ils disent qu’ils “ne pactisent pas avec la révolution”.
Alors on bloque les usines.
Bruxelles nous traite de voyous.
La Belgique ? Il n’y a plus de Belgique. Juste des ennemis. »
Journal d’un jeune flamand du mouvement nationaliste en 1938:
« Les francophones ne céderont jamais.
Les socialistes francophones et les libéraux flamands ne s’entendent plus du tout.
Une nation qui refuse de discuter n’est qu’un champ de bataille.
Je ne crois plus en l’État belge.
Je crois seulement en la Flandre. »
Témoignage d’une infirmière pendant la grève de 1960 à 1961
« Les blessés n’arrêtaient pas d’arriver.
Les premiers jours, c’était des coups, des chutes.
Puis les balles en caoutchouc.
Puis les balles tout court.
J’ai vu des ouvriers hurler “Vive la Wallonie libre !”.
Je me suis demandé : sommes-nous encore un pays ? »
Discours fictif du bourgmestre d’Anvers en 1977:
Extraits de l’allocution du bourgmestre Jan De Klerk
« Le Pacte d’Egmont ? Une trahison.
La Wallonie veut nous imposer son modèle.
Bruxelles veut vivre comme un royaume indépendant.
Assez !
À partir d’aujourd’hui, Anvers se gouvernera seule si Bruxelles ne cède pas.
Nous ne négocierons plus jamais.
La Flandre doit prendre son destin en main. »
Témoignage d’une Bruxelloise en 1995:
« On ne sait jamais qui décide de quoi.
Flandre ? Wallonie ? L’Europe ?
À l’école, mon fils a trois programmes différents selon la matière.
Une fois, un policier m’a dit : “Madame, ici c’est une zone flamande ; vos papiers francophones ne suffisent pas.”
Mais j’habite la même rue depuis 30 ans.
Quelle folie. »
Extrait d’un reportage RTBF–VRT lors de la crise de 2007 à 2011:
Journaliste francophone : « Le Parlement fédéral n’a pas voté une seule loi depuis huit mois. »
Journaliste flamand : « Et pourquoi le ferait-il ? Chacun vote pour ses intérêts. Il n’y a plus de pays à sauver. »
Témoin bruxellois : « On nous dit que la Belgique continue, mais moi je ne vois que des murs. »
Témoignage d’un professeur de sciences politiques en 2024
« Nous enseignons l’histoire d’un État qui n’a jamais appris à se parler.
Là où la réalité disait : compromis, entente, consensus…
Ici on parle de l’histoire de la Belgique, une Belgique sans compromis, c’est une Belgique qui survit par accident, jamais par volonté. »
Points de divergences entre 1879 et 1899
2)Et si la 1ère guerre scolaire s’était aggravée?
En 1879, la loi Van Humbeeck est encore plus radicale, dans notre réalité, la loi prévoyait un enseignement primaire officiel obligatoire dans chaque commune avec un contrôle strict des subsides et la réduction de l’influence du clergé. Dans l’uchronie, les libéraux adoptent une version plus dure avec une interdiction pour les prêtres d’enseigner sans diplôme d’État, il y a la suppression totale des subsides aux écoles catholiques et il y a la fermeture administrative possible en cas de non-respect, il y a une obligation de neutralité étendue aux associations scolaires. Cela choque profondément le monde catholique, plus encore qu’en réalité.
Entre 1880-1881,les catholiques organisent des processions devenues manifestations.
Les libéraux répliquent par des contre-rassemblements laïques.
Le ton se durcit.
Les écoles libres refusent de fermer. Certaines écoles restent ouvertes illégalement.
Des communes, surtout rurales, refusent d’appliquer la loi.
L’État envoie des inspecteurs… puis la gendarmerie.
Les premiers affrontements violents ont lieu À Malines, Tournai, Liège, Bruges avec des
des heurts qui éclatent entre les gardes civiques et les manifestants. L’on est à rien d’une guerre civile, la tension est beaucoup plus haute qu’en réalité.
Entre 1882-1884, il y a la paralysie de l’État,les communes se divisent: certaines villes appliquent la loi strictement.
D’autres la sabote.Les différences régionales se creusent par exemple en Flandre où il y a une forte résistance catholique. Dans le Brabant et à Liège cea provinces soutiennent les libéraux
Dans le Hainaut c’est plus partagé. Il y a un Boycott de l’enseignement officiel, les familles catholiques retirent leurs enfants des écoles laïques.Certaines paroisses créent des « écoles clandestines ».
La crise touche le Parlement, les catholiques bloquent la Chambre.Les libéraux durcissent encore plus la loi.Les socialistes naissants observent, impuissants.
En 1884, il y a un l’incident de Louvain, dans l’uchronie, un accident dramatique survient :
Lors de la fermeture forcée d’une école catholique, une bousculade provoque la mort de deux enfants. C’est l’étincelle qui change tout. Les manifestations se multiplient et paralysent le pays. Le gouvernement libéral tombe dans un climat explosif.
Entre 1884 et 1890, la revanche catholique est plus dure. Dans notre réalité, les catholiques gagnent largement mais rétablissent simplement la liberté scolaire. Dans l’uchronie, leur victoire est plus large et leur réaction plus radicale par exemple il y a l’abrogation totale de la loi Van Humbeeck et le rétablissement intégral des écoles libres.
Il y a une subvention massive des écoles catholiques. Plus que dans la réalité, le financement catholique devient dominant.
Plus de 70 % des écoles deviennent confessionnelles en 1890.
L’Église est renforcée et celle-ci obtient un rôle quasi institutionnel avec une influence sur les manuels avec des pouvoirs accrus dans les conseils scolaires avec la formation des enseignants orientée chrétiennement. Les libéraux sont discrédités Ils perdent leur bastion moral.
Le parti met une décennie à se relever.
Entre 1890-1930, il y a une Belgique plus confessionnelle avec des conséquences sociopolitiques avec les piliers qui se renforcent, le « pilier catholique » devient encore plus dominant avec des écoles, des mutuelles et des coopératives mais aussi des organisations de jeunesse.Le pays se divise plus clairement entre les catholiques, les socialistes et les libéraux. Les socialistes progressent plus vite. L’oppression scolaire perçue alimente la gauche ouvrière.
Elle devient plus tôt une vraie force nationale. La Flandre catholique devient plus compacte. Il y a moins de fractures internes avec des élites plus homogènes. La question linguistique évolue différemment :
elle se “catholicise“ davantage.
Entre 1930 et 1970, il y a moins de neutralité scolaire, le Pacte scolaire de 1958 n’existe pas dans cette uchronie.
La Belgique reste divisée en deux grands réseaux antagonistes.
Il y a aussi la montée des tensions philosophiques et chaque réforme scolaire relance une mini-crise.
L’enseignement devient le principal terrain de lutte idéologique.
La Polarisation politique est accrue. Les coalitions doivent gérer en permanence la rivalité scolaire. Les crises gouvernementales sont plus nombreuses.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Anna, une institutrice catholique à Courtrai en 1881: “On nous traite comme des criminelles.
Les parents pleurent devant l’école fermée.
J’ai peur que la Belgique se déchire.”
Charles, un bourgmestre libéral de Verviers en 1882: “L’État doit rester maître de l’instruction.
Mais jamais je n’aurais imaginé des gendarmes devant une porte d’école…”
Pieter, un fermier flamand en 1884:
“Les enfants morts… Pour de la politique ?
C’est là que j’ai compris que les libéraux avaient perdu leur âme.”
Léonie, une élève d’une école catholique en 1905:
“On nous dit que les écoles officielles sont dangereuses.
Je n’ai jamais rencontré un seul enfant qui y allait.”
Étienne, un ministre socialiste en 1955:
“Nous payons encore les fractures de 1884.
Aucun gouvernement ne peut réformer l’école sans risquer l’incendie.”
2.1)Et si la 1ère guerre scolaire n’avait pas eu lieu?
En 1879, la loi Van Humbeeck est négociée et non pas imposée.Dans notre réalité, la loi libérale sur l’enseignement primaire provoque une guerre idéologique, sociale et religieuse très intense. Dans l’uchronie, le gouvernement libéral agit différemment : les communes obtiennent plus de liberté d’organisation ;les écoles libres ne sont pas exclues du financement ;l’État impose la neutralité mais pas l’éviction du clergé ;l’enseignement officiel est encouragé sans être imposé. Il n’y aucune mobilisation massive catholique et aucune contre-manifestation laïque et il n’y pas de polarisation.
Il y a une coopération entre les communes, l’Église et État, au lieu de se radicaliser, les réseaux collaborent sur la formation des instituteurs, les manuels, les normes d’hygiène des écoles, la création de nouvelles classes dans les zones rurales.
Le pilier catholique se renforce… sans se raidir. L’Église reste influente, mais n’entre pas en résistance. Le monde catholique prend moins un rôle de contre-pouvoir frontal.
Les libéraux ne sont pas diabolisés, dans la réalité, leur intransigeance provoque une réaction électorale violente en 1884.
Dans l’uchronie, ils conservent des bastions plus longtemps.
Les socialistes émergent un peu plus lentement, la première guerre scolaire a accéléré la polarisation et l’opposition entre l’Église et l’État, ce qui a favorisé le socialisme.Sans elle,
La montée socialiste aurait été plus progressive.
La Belgique aurait été moins polarisée, les élections de 1884 sont moins catastrophiques pour les libéraux.Dans notre réalité, ils subissent une défaite écrasante.
Dans l’uchronie, ils restent un acteur national significatif.
Moins de radicalisation catholique
Le parti catholique reste fort mais moins omnipotent.
Une coalition catholique-libérale aurait pu voir le jour plus tôt.
L’enseignement se modernise plus régulièrement. Il n’y a pas de revirement permanent entre les réformes libérales et les contre-réformes catholiques.
Le conflit entre l’Église et l’État est réduit, ce conflit a structuré toute la vie politique belge.
Dans cette uchronie, le clivage principal devient linguistique, plus tôt mais aussi social et économique, plus nettement.
Il y a un début de déconfessionnalisation qui est plus précoce. Le compromis précoce de 1879 limite la mainmise totale d’un seul réseau.
La Belgique est plus cohésisive la création des “piliers” politiques est moins rigide. Dans notre réalité, les pilierisations catholique, socialiste et libérale sont renforcées par la guerre scolaire.Sans le conflit, les organisations restent existantes mais moins exclusives.
La démocratisation scolaire est plus fluide, les réformes de 1914, de 1921 et de 1932 se font plus consensuellement.
Le débat linguistique devient plus central
Le conflit entre la Flandre et la Wallonie devient le principal clivage, plus tôt et plus nettement.
Le système éducatif est plus harmonisé.Les écoles libres et officielles coopèrent davantage sur les programmes.
Dans la réalité, le Pacte scolaire est signé en 1958 après des décennies de tensions. Dans cette uchronie, un “proto-pacte scolaire” existe déjà depuis 1879.
Après la Seconde Guerre mondiale, les réseaux sont déjà habitués à la concertation, les syndicats d’enseignants sont plus unifiés, les tensions religieuses ont moins d’impact. Le pacte scolaire aurait pu être signé dès 1948, ou être inutile car le consensus existe déjà.
L’enseignement reste politique, mais moins explosif.Les tensions ne donnent pas naissance à une “seconde guerre scolaire”.
Le niveau scolaire recule moins, dans notre réalité, les oscillations entre les réformes confessionnelles et laïques ont fragmenté le système. Ici, il y a moins de différences entre les réseaux, les programmes sont plus cohérents et le recrutement d’enseignants est plus stable.
Les réseaux se rapprochent avec des fusions partielles existent avec des campus mixtes, une gestion scolaire commune et des manuels co-écrits.
La fédéralisation est différente, la question scolaire pèse moins dans la réforme linguistique de 1963 mais aussi la réforme de l’État de 1970, 1980 et 1988.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Georges, un instituteur public à Mons en 1882:
“On travaille avec le curé pour organiser des cours du soir.
Les enfants ne savent même pas que les adultes se disputent à Bruxelles.”
Louise, une religieuse enseignante à Namur en 1889: “Nous n’avons jamais cessé d’enseigner.
La commune nous aide, l’État nous respecte.
C’est peut-être cela, la paix scolaire.”
Joseph, un député catholique en 1931:
“Si j’avais vécu en 1879, peut-être me serais-je battu dans la rue.
Aujourd’hui, l’école nous réunit plus qu’elle ne nous oppose.”
Anne, une professeure laïque à Anvers en 1975: “En Belgique, chacun choisit son école sans s’insulter.
C’est une chance rare en Europe.”
Un Historien universitaire en 2023:
“On l’oublie souvent, mais la Belgique n’a pas connu la grande fracture scolaire que l’on voit dans d’autres pays.
Le compromis de 1879 a façonné un pays moins polarisé que prévu.”
2.2)Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour les partis comme le PRL,le PVV, le MR et son homologue flamand l’Open VLD où tout se serait bien passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
Entre 1884 et 1930, le Parti libéral belge (PLB) domine la vie politique avec quelques alternances avec les catholiques.
En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, le PLB se modernise et devient progressivement le Parti réformateur Libéral (PRL) francophone et le PVV flamand.
Entre 1950 et 1960, les réformes éducatives et économiques sont appliquées progressivement, la liberté d’enseignement, le développement industriel encadré, et le soutien aux PME.
Durant les années 1960, les libéraux initient des réformes fiscales et sociales progressistes, évitant l’extrémisme politique et les crises communautaires.
Durant les années 1970: Le PRL et le PVV (futur MR et Open VLD) réussissent à moderniser leur image avec la liberté économique en plus de la responsabilité sociale. La fédéralisation de la Belgique est réussie grâce à leur médiation et la coopération intercommunautaire.
Durant les années 1980, l’introduction de politiques publiques favorise l’entrepreneuriat et l’innovation technologique. La collaboration avec les syndicats et les PME pour garantir la croissance et la stabilité sociale. Les libéraux deviennent un modèle d’efficacité et de pragmatisme pour l’Europe.
Durant les années 1990, le PRL et le PVV fusionnent dans le fédéralisme en MR et Open VLD, formant un bloc libéral cohérent.
Il y a l’adoption de réformes sociales libérales comme la santé publique maintenue mais modernisée et l’éducation renforcée et la fiscalité progressive. L’économie belge devient dynamique, les PME sont florissantes et les start-ups technologiques en Europe.
En 2000, la Belgique devient un hub financier et technologique européen grâce à une combinaison de liberté économique et une régulation intelligente.
En 2008, la crise financière mondiale est gérée avec sang-froid, la régulation est ciblée, et il y a un soutien aux entreprises stratégiques, le chômage reste limité.
Durant les années 2010, il y a l’introduction d’un revenu de base partiel financé par la croissance économique et la fiscalité progressive. Il y a des énergies 100 % vertes et les infrastructures publiques sont modernisées, grâce à la collaboration entre les entreprises et le gouvernement. L’éducation est accessible, bilingue et tournée vers la création et l’innovation.
Entre 2020 et 2025, le MR et Open VLD coopèrent avec toutes les forces politiques pour maintenir la cohésion nationale et la prospérité économique. La Belgique est classée parmi les pays les plus compétitifs et équilibrés au monde avec un faible chômage, une forte mobilité sociale et une stabilité politique.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Journal fictif d’un jeune entrepreneur bruxellois en 1975:
« Grâce à la fusion PRL-PVV, je peux créer ma société sans bureaucratie inutile.
Le gouvernement soutient les PME et l’innovation. »
Discours fictif d’un ministre MR en 1999
« Nous avons démontré qu’un libéralisme responsable est compatible avec l’égalité des chances.
Chacun peut réussir, mais personne n’est oublié. »
Témoignage fictif d’un professeur universitaire en 2009:
« Les réformes libérales ont ouvert l’université à tous.
Bruxelles est aujourd’hui un carrefour d’idées et de talents. »
Discours fictif du Premier ministre MR/Open VLD en 2025:
« Notre vision a été claire:liberté pour entreprendre, solidarité pour protéger.
Nous avons réussi : la Belgique est prospère, cohésive et innovante. »
2.3) Que se serait t’il passé si tout s’était bien passé pour le parti ouvrier belge? La meilleure uchronie possible?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1885, Le Parti Ouvrier Belge (POB) naît à Bruxelles dans l’unité, les socialistes, les syndicalistes et les progressistes s’accordent sur un programme commun de démocratie sociale.
En 1890, les grèves générales pour le suffrage universel sont victorieuses. La Constitution est révisée : un homme = une voix.
En 1900, il y a l’introduction des retraites, assurance maladie, et congés payés. La Belgique devient la première démocratie sociale du continent.
En 1910, il y a la Fondation des Universités du peuple avec un enseignement gratuit du soir pour adultes, dirigé par les syndicats.
En 1913, le roi Albert Ier reconnaît officiellement le rôle du POB dans la modernisation du pays. Monarchie et socialisme coexistent pacifiquement.
Entre 1914 et 1918, l’occupation allemande renforce la solidarité ouvrière. Les syndicats clandestins organisent la survie et l’entraide.
En 1919, Le POB dirige la reconstruction. Il y a la nationalisation des chemins de fer, de l’énergie et des mines.
Durant les années 1930, face à la crise, la Belgique choisit la planification démocratique plutôt que l’austérité. Le Chômage est réduit, avec des programmes publics massifs.
Entre 1940 et 1945, la résistance est majoritairement socialiste et humaniste. Après la guerre, les collaborateurs économiques sont remplacés par des comités ouvriers d’entreprise.
En 1945, le Plan De Man du nom du théoricien socialiste belge devient la base d’une économie mixte stable et égalitaire.
Durant les années 1950, il y a la construction d’un État-providence complet avec la santé universelle, l’éducation gratuite à tous les niveaux et un logement social de qualité.
En 1958, L’Expo universelle de Bruxelles symbolise l’harmonie entre progrès technologique et justice sociale.
Durant les années 1960, le POB devient le Parti Socialiste Belge Unifié (PSBU), rassemblant wallons et flamands autour d’un projet commun.
Durant les années 1970, l’autonomie culturelle des régions est reconnue sans diviser le pays, car la solidarité reste nationale.
Durant les années 1980, tandis que le reste du monde connaît la vague néolibérale, la Belgique maintient son modèle de coopération. Les entreprises publiques innovent dans l’énergie verte et le numérique. Les syndicats cogèrent les sociétés avec les travailleurs.
En 1990, L’Europe adopte une “Charte sociale” inspirée du modèle belge.
En 2000, Bruxelles devient capitale de l’Europe sociale et siège de l’Organisation du Progrès Humain (OPH).
Durant les années 2000, il y a l’introduction du revenu universel garanti, financé par les bénéfices publics des secteurs de l’énergie et de la tech.
Durant les années 2010, les universités gratuites attirent des étudiants du monde entier.
70 % de la production énergétique est verte.
Les inégalités sont parmi les plus faibles du monde.
En 2013, le roi Philippe prête serment devant le Parlement en déclarant :
« La Belgique a prouvé que la fraternité est une force économique. »
Durant les années 2025, la Belgique devient un modèle mondial de démocratie participative, chaque citoyen peut voter en ligne sur les grandes réformes. Le pays joue un rôle diplomatique majeur dans les missions de paix et de transition écologique. Le mot “pauvre” devient désuet dans la langue courante.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Journal fictif d’un ouvrier d’Anvers en 1893:
« Pour la première fois, ma voix compte autant que celle du patron.
C’est cela la vraie liberté : pouvoir décider ensemble. »
Discours fictif d’Emile Vandervelde en 1919:
« Nous avons vaincu la misère non par la charité, mais par la loi.
La justice sociale n’est pas un rêve, c’est une organisation. »
Lettre fictive d’une institutrice en 1958:
« Dans ma classe, j’ai des enfants d’ouvriers, de médecins, des immigrés.
Ils portent le même uniforme, mangent la même soupe, apprennent les mêmes poèmes.
C’est cela, la Belgique juste. »
Témoignage fictif d’un ingénieur coopératif en 1982:
« Ici, les patrons ne donnent pas d’ordres, ils débattent.
On vote chaque lundi sur les projets.
Ce n’est pas lent, c’est humain. »
Journal fictif d’une étudiante en 2009:
« J’étudie la médecine sans dettes, et mes parents travaillent 30 heures par semaine.
On n’est pas riches, mais on est libres.
Ce pays a trouvé la bonne mesure. »
Message fictif du Premier ministre au Parlement en 2025:
« Nous avons prouvé que le progrès n’a pas besoin de concurrence,
mais de confiance.
Le Parti Ouvrier Belge a accompli sa mission : faire du peuple le cœur du pouvoir. »
2.4) Quelle aurait été la pire uchronie possible pour le Parti ouvrier belge où tout ce serait mal passé pour lui?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1885, il y a la Fondation du Parti Ouvrier Belge (POB). Ses débuts sont prometteurs avec la mobilisation ouvrière et la lutte pour le suffrage universel, les écoles du peuple.
En 1893, la grève générale tourne à la violence. Des dizaines de morts. Le POB, effrayé, signe un compromis avec les libéraux avec le suffrage plural qui favorable aux riches.
Durant les années 1900, le POB devient un parti d’élus, non de militants. Les dirigeants préfèrent les salons de Bruxelles aux usines de Charleroi.
En 1912, le programme de transformation sociale est abandonné. Le POB soutient des budgets militaires pour “protéger l’emploi”.
Entre 1914 et 1918, pendant la guerre, certains dirigeants du POB collaborent avec l’occupant pour “maintenir l’ordre social”. Le parti perd toute crédibilité dans les classes populaires.
Entre 1919 et 1930, le POB revient au pouvoir avec les libéraux, mais gouverne comme eux avec les privatisations, l’austérité et les compromis avec la bourgeoisie.
En 1936, les grèves générales éclatent sans le POB, désormais vu comme un parti “vendu”.
Entre 1940 et 1945, sous l’Occupation, plusieurs cadres du parti soutiennent un “socialisme d’ordre” inspiré des modèles autoritaires européens.
Après la guerre, le POB est éclaboussé par les accusations de collaboration morale.
En 1945, le POB renaît sous le nom de Parti Socialiste Belge (PSB), mais il est divisé et opportuniste.
Les vrais syndicalistes fondent leurs propres mouvements.
Entre les années 1950 et 1960, le PSB s’installe au pouvoir, mais se transforme en machine électorale, postes, clientélisme, népotisme, avec aucun projet idéologique solide.
En 1961, le “Congrès de l’Unité” tourne à la guerre interne.
Durant les années 1970, il y a une corruption massive dans les intercommunales et les sociétés publiques.
Les ouvriers se détournent du parti, les intellectuels le méprisent.
Durant les années 1980, en Flandre, le PSB s’effondre. En Wallonie, il règne, mais sur des ruines avec un chômage massif, une désindustrialisation et des promesses non tenues. Le parti devient un État dans l’État, contrôlant tout mais changeant rien.
Durant les années 1990, les scandales s’enchaînent avec un enrichissement personnel et des marchés truqués et du clientélisme.
Un slogan cynique circule : “Le socialisme, c’est pour les élus.”
En 1999, le “scandale des fonds publics” entraîne la chute du gouvernement.
Le PSB, renommé Parti du Peuple Social (PPS), perd toute légitimité morale.
En 2005, les électeurs populaires votent pour des populistes de droite ou des écologistes.
Le PPS tombe sous les 10 %.
Durant les années 2010, le parti tente un virage identitaire et sécuritaire, trahissant tous ses idéaux fondateurs. Les syndicats rompent officiellement tout lien.
En 2020, c’est la dernière crise, des dirigeants sont accusés d’avoir spéculé sur les logements sociaux.
En 2025, il y a la dissolution du PPS.
Les archives du POB sont transférées dans un musée à Mons intitulé “Le siècle des promesses perdues.”
Voici les témoignages de cette uchronie:
Lettre fictive d’un mineur de Charleroi en 1893:
« Ils disaient qu’ils parlaient pour nous.
Mais à Bruxelles, ils ne parlent plus de travail, seulement d’élections. »
Tract anarchiste fictif de 1937:
« Le POB est devenu ce qu’il voulait détruire :
une machine de pouvoir, non de liberté. »
Journal fictif d’un professeur socialiste en 1964: « Nous avons remplacé la religion par la bureaucratie.
L’ouvrier ne croit plus en Dieu, mais il ne croit plus en nous non plus. »
Témoignage fictif d’un syndicaliste en 1988:
« Le parti n’écoute plus.
Il nous dit comment voter, mais jamais pourquoi. »
Journal fictif d’une chômeuse de Liège:
« Ils parlent d’égalité à la télé,
mais leurs enfants étudient à Londres.
Le socialisme, c’est devenu une marque. »
Dernier congrès fictif du PPS en 2025:
« Nous voulions changer le monde,
mais c’est le pouvoir qui nous a changés.
Aujourd’hui, le peuple ne nous hait pas, il nous ignore. »
Points de divergences entre 1921 et 1940
3) Quelle aurait été la pire uchronie possible pour le PCB et le PTB/PVDA? Où tout c’était mal passé pour eux?
En 1921, il y a un démarrage catastrophique. Le PCB naît dans la confusion. Les fondateurs se déchirent en fractions rivales, Le parti se radicalise immédiatement, Les syndicats restent distants. Il plafonne dès le début entre 1 et 2 %.
Durant les années 1930, contrairement à l’histoire réelle où la gauche belge reste démocratique, dans cette uchronie, certains militants du PCB se livrent à des altercations violentes, le parti se coupe des ouvriers, la presse le ridiculise. Le PCB est vu comme une secte urbaine isolée.
Entre 1944 et 1945, au sortir de la guerre, le PCB tente de s’imposer comme un parti résistant, mais un scandale éclate autour de documents falsifiés par une faction interne.
La crédibilité du parti est détruite.
Il n’entre dans aucun gouvernement d’après-guerre.
Durant les années 1950, le parti perd ses syndicalistes, ses intellectuels, ses figures populaires. Il tombe sous le contrôle d’un bureau rigide obsédé par la discipline.
En 1956, un événement international (équivalent fictif à une répression dans un pays lointain) choque l’opinion.
Alors que les autres partis communistes européens condamnent, le PCB ne dit rien, pire : il justifie. Le résultat est qu’il y a la fuite de 80 % de ses membres, avec une perte de toute présence parlementaire, les locaux sont vendus, les journaux sont fermés.
Durant les années 1960, le PCB devient un groupuscule. Il se réfugie dans un discours dogmatique incompréhensible.
Il est moqué dans les universités et ignoré dans les campagnes.
En 1970, dans cette uchronie, les groupes maoïstes d’extrême gauche qui, dans le réel, ont donné naissance au PTB restent minuscules, extrêmement dogmatiques et repliés sur eux-mêmes. Ils rejettent les syndicats, les mouvements de femmes, les luttes écologistes, les revendications salariales( “les réformistes”)
En 1980, le PTB/PVDA est perçu comme sectaire,autoritaire, obsédé par une rhétorique déconnectée, refusant toute démocratisation interne. Les médias l’associent à des groupuscules bruyants mais insignifiants.
Durant les années 2000, dans le réel, le PTB se modernise.
Ici, il refuse la communication claire, la rupture avec les symboles rigides, l’ouverture sociale.
Il reste à 0,5 % à 1 % des intentions de vote.
En 2010, les “Maisons de Santé” ne voient jamais le jour dans cette timeline.
Le parti tente de se recentrer mais c’est trop tard.
En 2020, le parti n’a plus que quelques centaines de membres, avec un seul élu communal dans toute la Belgique,
avec aucune présence médiatique,
et un site web obsolète.
En 2025, les derniers cadres annoncent la fin du parti. Un communiqué de 12 lignes, dans l’indifférence générale, met fin à 100 ans d’histoire.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Alexandre, un ancien militant en 1958:
« J’ai quitté le PCB après qu’on nous ait demandé de nier l’évidence pour sauver la face du parti.
Ce jour-là, j’ai compris qu’on n’était plus là pour les travailleurs. »
Marianne, une ouvrière sidérurgiste en 1973:
« Les communistes ? Ils ne venaient jamais.
Les socialistes s’occupaient de nous, eux.
Le PCB parlait de théories qui n’avaient rien à voir avec notre vie. »
Hendrik, un étudiant anversois en 1991:
« Le PTB, c’était une blague sur le campus.
Ils distribuaient des brochures illisibles.
Personne ne les prenait au sérieux. »
Sarah, une journaliste en 2019
« J’ai tenté de les interviewer pour mon article
Il n’y avait personne au siège.
C’était triste, presque fantomatique.”
Le Dernier secrétaire général fictif en 2025:
« Nous avons raté chaque virage, chaque chance.
Le parti est mort de rigidité.
La société a avancé sans nous. »
3.1) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le PCB, le PTB et le PVDA? Où tout s’était bien passé pour eux?
En 1930, le PCB devient un parti de masse. Dans cette uchronie, le PCB se détache très tôt de Moscou et adopte une ligne démocratique, pluraliste et syndicale, il devient un parti populaire comme les sociales-démocraties nordiques. Il progresse fortement durant la crise économique avec 15 % au niveau national en 1936.
En 1945, le PCB entre dans le gouvernement d’union, contrairement au réel, le parti sort grandi de la résistance et forme un ministère du Travail sans controverse.
Il introduit une sécurité sociale renforcée avec des congés payés plus longs et des droits syndicaux modernisés. La gauche socialiste et communiste coopère parfaitement.
Durant les années années 1950, le PCB devient le “parti ouvrier modernisateur” Il ne s’enferme pas dans le discours révolutionnaire.
Le parti investit massivement dans le logement public, les écoles techniques, les infrastructures industrielles. La Wallonie et Bruxelles deviennent des pôles de main-d’œuvre qualifiée.
En 1968, il y a la fusion du PCB avec des nouveaux mouvements jeunes. Le PCB fusionne avec des groupes progressistes étudiants, donnant naissance à un Pôle de Gauche Démocratique, ancêtre du PTB/PVDA. Le parti adopte un écosocialisme précoce, du féminisme, une démocratie interne et un refus total de tout modèle autoritaire étranger.
En 1975, le parti devient le 2ème parti wallon, la crise industrielle renforce son discours social avec une reconversion écologique des charbonnages, une transition énergétique pionnière, un pôle technologique liégeois. Les autres partis doivent copier leurs politiques sociales pour survivre.
En 1985, le parti adopte la ligne “Scandinave belge” Au lieu de s’isoler, il s’inspire des modèles suédois et danois avec une économie mixte, des coopératives ouvrières et une participation des travailleurs aux conseils d’entreprise. La Belgique devient un pays pionnier du co-management.
En 1991,e PCB évolue officiellement en PTB/PVDA, mais pas dans la marginalité, Il devient un grand parti progressiste, proche des Grünen allemands et des Verts nordiques, mais plus social. Les champs prioritaires auraient été la lutte anticorruption, la réforme fiscale équitable, la médecine publique solide et une transition verte.
En 2004, le PTB/PVDA crée les “Maisons de Santé”, ces maisons de santé ouvertes à tous connaissent un succès fulgurant.
Les enquêtes fictives montrent que “Les Belges jugent le PTB comme le parti le plus utile du pays.”
En 2010, Le PTB/PVDA devient le 1er parti ouvrier et le 2ème parti bruxellois Grâce à sa présence de terrain, avec un bénévolat massif et un programme clair et responsable.
En 2019, Le PTB/PVDA devient le premier parti de Wallonie, mais dans cette uchronie, il est réformiste, pas radical ni anti-européen.
Il propose un plan avec une taxe progressive numérique, avec une rénovation massive des logements et un transport public gratuit dans les grandes villes. Sa gouvernance est jugée exemplaire.
En 2020, il y fait son entrée dans le gouvernement fédéral, le PTB/PVDA obtient le Ministère de la Santé, le Ministère du Climat, le Ministère du Travail. La Belgique devient un modèle social européen d’équité et d’innovation verte.
En 2025, le parti atteint son sommet, Il est le 1er parti wallon, le 2ème parti bruxellois et le 3ème parti flamand, et le leader dans les sondages. La Belgique est vue comme une social-démocratie avancée, à la danoise, mais plus participative.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie.
Témoignage fictif d’un mineur en reconversion à Charleroi en 1978:
« Quand le PCB a poussé la reconversion verte, on a eu des formations payées.
Je suis devenu technicien photovoltaïque.
Sans eux, j’étais au chômage. »
Témoignage fictif d’une infirmière d’une Maison de Santé en 2000 à Anvers
« Le PTB/PVDA n’a pas juste critiqué : ils ont construit quelque chose.
Ici, on soigne tout le monde, et ça marche.
Les gens leur font confiance. »
Témoignage fictif d’une étudiante à bruxelles en 2023: « Pour nous, le PTB, c’est comme les Verts en Allemagne :
progressiste, social et démocratique. C’est juste normal de voter pour eux. »
Témoignage fictif d’un entrepreneur à Liège en 2025: « Je ne suis pas de gauche, mais leur plan énergies propres fonctionne.
Leur pragmatisme m’a surpris.
Ils ne sont plus un parti protestataire, ce sont des gestionnaires. »
Point de divergences entre 1945 et 1989
4) Quelle aurait l’uchronie parfaite pour PSB avec le PS du côté francophone où tout se serait bien passé pour lui et ses homologues flamand comme le parti SP puis SPA et ce qui est devenu par la suite Vooruit?
En 1945, après la guerre, le Parti Socialiste Belge (PSB) devient la principale force de reconstruction. Il lance le Plan social belge avec la nationalisation des secteurs clés, la sécurité sociale universelle et l’éducation publique gratuite.
Durant les années 1950, l’économie belge connaît un boom productif mais socialement encadré. Le PSB met en place des coopératives et un puissant mouvement culturel ouvrier.
Durant les années 1960, le PSB reste uni malgré la question linguistique, grâce à un pacte d’égalité culturelle.
En 1968, à Louvain, des jeunes socialistes flamands et wallons lancent ensemble le mot d’ordre : “Geen breuk, maar bruggen” — “Pas de rupture, mais des ponts.”
En 1970, il y a la Naissance du Parti Socialiste Unifié (PSU), avec la fusion du PSB francophone et du SP flamand.
Durant les années 1970, le PSU instaure la démocratie participative dans les communes et entreprises. Les travailleurs siègent dans les conseils d’administration. La décentralisation se fait sans communautarisme.
En 1980, la Belgique traverse la crise économique sans austérité, il y a la réduction du temps de travail à 35 h, il y a le maintien de l’emploi par la reconversion industrielle.
En 1985, le pays devient pionnier des énergies renouvelables et du logement social écologique.
En 1989, Bruxelles devient la capitale européenne d’un socialisme humaniste.
Le Manifeste de Bruxelles est signé par les socialistes européens : “La croissance n’est rien sans la dignité.”
Durant les années 1990, le PSU devient un moteur de l’intégration européenne, il inspire la Charte sociale de l’Union avec les droits syndicaux, le congé parental, la santé universelle.
En 1993, la Belgique devient fédérale sur base d’un modèle solidaire, pas concurrentiel, la Wallonie et la Flandre cogèrent les fonds sociaux communs. Les médias publics bilingues se renforcent.
En 2000, le parti se réunit sous un nouveau nom symbolique : Vooruit-Belgique (“En avant, Belgique”).
Ce parti unifié incarne un socialisme vert, féministe et européen.
En 2007, la Belgique introduit le revenu citoyen universel, financé par les dividendes publics et une taxe sur la spéculation.
Durant les années 2010, le pays atteint un équilibre inédit avec des inégalités minimales et une démocratie numérique participative et une économie coopérative forte.
Les entreprises sont à 40 % détenues par les salariés.
En 2015, le modèle belge inspire la création de la Confédération Sociale Européenne.
En 2020, face à la pandémie mondiale, le système public de santé belge réagit avec efficacité.
Le pays aide ses voisins via le Plan Santé Europe.
En 2025, la Belgique est élue pays le plus heureux du monde selon l’ONU.
Les sociaux-démocrates gouvernent depuis 80 ans, sans dérive autoritaire, grâce à un renouvellement générationnel constant.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Lettre fictive d’un ouvrier bruxellois en 1946:
« J’ai voté pour le POB, et pour la première fois, je sens que ma vie compte.
Ils ont tenu parole : il y a du pain, du travail et de la dignité. »
Journal fictif d’une militante flamande en 1978
« Au lieu de nous diviser, le PSU nous a réunis.
À Gand comme à Liège, on se bat pour les mêmes causes.
La solidarité n’a pas besoin de traduction. »
Discours fictif du Premier ministre SPA en 1999
« Nous avons prouvé qu’on peut gouverner sans peur et sans haine.
La Belgique n’est pas une addition de communautés,
C’est une addition de solidarités. »
Témoignage fictif d’un entrepreneur coopératif en 2008:
« Ici, on ne parle pas de profit, on parle de valeur.
Les bénéfices appartiennent à ceux qui travaillent, pas à ceux qui spéculent. »
Journal fictif d’une infirmière en 2020:
« Quand la pandémie est arrivée, nous avions tout : lits, masques, confiance.
C’est cela, la différence entre un système marchand et un système humain. »
Discours fictif du président Vooruit au Parlement européen en 2025:
« Le socialisme belge a réussi parce qu’il a compris que la justice sociale n’était pas une option,
mais la condition même de la liberté.
Ce pays a prouvé qu’on peut être fort en étant juste”
4.1) Quelle aurait été la pire uchronie pour le PSB avec le PS du côté francophone où tout se serait mal passé pour lui et ses homologues flamand comme le parti SP puis SPA et ce qui est devenu par la suite Vooruit?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1945, le PSB participe à la reconstruction, mais privilégie les compromis avec les milieux d’affaires.
Il y a peu de nationalisations et aucune réforme structurelle.
Durant les années 1950, les socialistes gouvernent, mais s’embourgeoisent.
Le parti devient une bureaucratie d’État, coupée des syndicats.
En 1960, la grande grève contre la “Loi Unique” éclate.
Le PSB est accusé de trahison, ses ministres soutiennent la répression.
C’est la première rupture durable avec le monde ouvrier.
En 1970, le PSB éclate en deux :
Le PS en Wallonie et à Bruxelles et le SP en Flandre. Au lieu de coopérer, ils rivalisent pour le pouvoir dans leurs régions respectives.
Durant les années 1970, chacun se replie sur son bastion linguistique, le PS devient clientéliste en Wallonie,le SP devient technocratique en Flandre.
Le socialisme belge perd sa dimension nationale et morale.
Durant les années 1980, la crise économique révèle l’incapacité du PS et du SP à proposer une alternative.Les bastions industriels ferment, les électeurs populaires se réfugient dans l’abstention ou l’extrême droite.
Entre 1985 et 1995, les socialistes participent à presque tous les gouvernements, mais sans vision.
Le pouvoir devient une fin en soi. Il y a une multiplication des scandales, il y a des intercommunales et des marchés publics truqués avec en plus des emplois fictifs.
Durant les années 1990, les partis sociaux-démocrates européens se “modernisent” comme par exemple avec Tony Blair et Gerhard Schröder.
Le PS et le SP imitent ce virage, adoptant une ligne néolibérale avec des privatisations et une flexibilisation du travail et une réduction des services publics.
Leurs électeurs les surnomment “les sociaux sans socialisme”.
Durant les années 2000, le PS et le SP.A vivent sur leurs réseaux locaux, sans projet collectif.
Les scandales comme publifin et du Samusocial,etc) minent la confiance.
Durant les années 2010, en Flandre, le SP.A est marginalisé par la N-VA.
En Wallonie, le PS conserve le pouvoir, mais devient une “monarchie électorale” sans opposition réelle. Le parti gère la pauvreté au lieu de la combattre.
En 2020, Vooruit tente une refondation en Flandre, mais échoue à capter la jeunesse.
Le PS, discrédité, s’effondre face à la montée de mouvements citoyens indépendants.
En 2023, une commission parlementaire révèle 30 ans de corruption systémique dans les bastions socialistes.
En 2025, il y a la dissolution volontaire du PS et de Vooruit.
Leurs derniers dirigeants fondent un petit parti social-libéral, sans succès.
Le socialisme belge meurt d’épuisement moral.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Lettre fictive d’un militant syndical en 1961:
« Ils disaient qu’ils étaient avec nous, mais quand on a fait grève,
c’est leur police qui nous a battus. »
Journal fictif d’un jeune socialiste de Liège en 1988:
« Au siège du parti, on parle d’alliances, pas de justice.
Ce n’est plus un mouvement, c’est une entreprise de carrière. »
Article fictif dans un journal flamand en 1995:
“Le SP parle de solidarité mais ferme les usines.
Le PS parle de dignité mais protège les corrompus.
La gauche a trahi sa propre promesse.”
Témoignage fictif d’une ouvrière wallonne en 2012:
« Mon père votait PS par réflexe.
Moi, je ne vote plus.
Ils ont eu le pouvoir toute ma vie, mais pas une seule fois, je n’ai senti qu’ils pensaient à nous. »
Déclaration fictive d’un ancien bourgmestre PS en 2020:
« Ce n’est pas la droite qui nous a tués, c’est notre arrogance.
On croyait représenter le peuple, on ne le voyait même plus. »
Épitaphe symbolique en 2025 (musée de Liège):
“Ici repose le socialisme belge.
Né du peuple, mort du pouvoir.”
4.2) Quelle aurait été la pire uchronie pour les partis comme le PRL,le PVV, le MR et son homologue flamand l’Open VLD où tout se serait bien mal passé pour eux?
Entre 1945 et 1950, le Parti libéral belge (PLB) se modernise mal après la guerre et devient le PRL en Wallonie et le PVV en Flandre.
Entre 1946 et 1960, les réformes économiques libérales sont appliquées sans prudence, il y a des privatisations massives et une désindustrialisation accélérée. Les ouvriers et les classes populaires se détournent des partis libéraux. La Croissance économique est fragile, le chômage structurel est élevé.
En 1965, il y a des scandales financiers locaux avec des contrats publics attribués à des amis du parti. Il y a les premiers signes de perte de crédibilité.
Durant les années 1970, le PRL et PVV se divisent davantage, avec une compétition électorale exacerbée, il y a une rivalité entre la Wallonie et la Flandre. Il y a une mauvaise gestion de la crise pétrolière, avec une inflation et un chômage massif.
Durant les années 1980, les libéraux adoptent des réformes trop radicales sans filet social, il y a une réduction des services publics et une privatisation de l’éducation et de la santé. Les électeurs populaires se tournent vers le PS et des mouvements populistes. Les partis libéraux deviennent des machines électorales bureaucratiques, coupées de la base.
Durant les années 1990, il y a la Fusion du PRL et du PVV en MR et Open VLD, avec un échec total, car les rivalités internes persistent. Il y a la Multiplication des scandales financiers et des affaires de clientélisme, le public et la presse perdent confiance. La Croissance économique est faible,il y a une incapacité à gérer la désindustrialisation wallonne.
Durant les années 2000, le MR et Open VLD gouvernent à plusieurs reprises, mais sans vision, l’austérité est mal ciblée et il y a une négligence sociale. Il y a une montée des extrêmes et des populistes, la N-VA et Ecolo deviennent les partis moteurs, supplantant les libéraux.
Durant les années 2010, les partis libéraux deviennent des machines électorales de lobbying, incapables de proposer un projet crédible.Les jeunes électeurs désertent avec une abstention massive et un vote protestataire.
En 2023, les enquêtes révèlent que le MR et l’Open VLD ont utilisé des fonds publics pour financer des campagnes internes.
En 2025, il y a la Dissolution volontaire des partis libéraux historiques après plusieurs défaites électorales. le libéralisme belge est discrédité avec une économie ralentie, les inégalités explosent, la population reste méfiante.
Voici les témoignages de cette uchronie:
Journal fictif d’un ouvrier à Liège en 1975:
« Ils disaient vouloir libérer l’économie, mais ils ont brisé nos usines.
Depuis, nous ne faisons plus confiance aux libéraux. »
Article fictif dans un quotidien flamand en 1988:
“Le PVV/Open VLD promet la liberté mais impose l’austérité.
Les électeurs se tournent vers d’autres options, faute de crédibilité.”
Témoignage fictif d’une jeune diplômée en 2009:
« On nous parle d’innovation et de start-ups, mais les aides publiques sont mal gérées.
Beaucoup de jeunes quittent le pays. »
Discours fictif d’un ancien ministre MR en 2025:
« Nous avons échoué parce que nous avons cru que liberté rimait avec irresponsabilité.
Nous avons perdu la confiance du peuple, et le libéralisme belge s’est effondré. »
4.3) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le PSC(Christelijke Volkspartij),CDH et CD&V et les engagés si tout s’était bien passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1945, à la Libération, le Parti social chrétien (PSC/CVP) émerge comme la grande force de rassemblement belge.Il incarne la réconciliation après la guerre et la reconstruction morale.
Durant les années 1950, la Question royale est apaisée par une médiation réussie du PSC/CVP, Léopold III abdique en douceur, la monarchie en sort renforcée et populaire.
Le modèle belge du christianisme social s’impose. Des réformes sont inspirées de la doctrine sociale de l’Église, la sécurité sociale est solide, le logement social est de qualité, L’École est accessible et pluraliste.
Durant les années 1960, le PSC/CVP modernise la société sans rupture, la déconfessionnalisation est progressive, le dialogue social est institutionnalisé, l’économie sociale de marché est florissante.
La Belgique devient un modèle européen d’équilibre entre justice sociale et prospérité économique.
Durant les années 1970, la Fédération de la Belgique est réussie grâce au leadership équilibré du CVP et du PSC. Les tensions communautaires sont apaisées par un pacte éthique et linguistique durable.
Durant les années 1980, La Modernisation est réussie du christianisme social, le PSC/CVP devient défenseur de l’environnement, de la paix et de la solidarité internationale. Croissance économique solide, chômage faible grâce aux dialogues entre syndicats et entreprises chrétiennes.
La Belgique joue un rôle moteur dans la construction européenne.
Durant les années 1990, Le PSC devient le CDH, le CVP devient CD&V, mais au lieu de décliner, ils s’unissent dans une Alliance chrétienne-démocrate belge (ACDB). Il y a un adoption d’un pacte de société avec une économie éthique, une écologie humaine, et une solidarité intergénérationnelle. L’Éducation civique et religieuse est rénovée, il y a une ouverture culturelle sans dogmatisme.
Durant les années 2000, les démocrates-chrétiens sont au pouvoir avec un consensus social large. La Transition énergétique est précoce, il y a la promotion des énergies renouvelables dès 2002. La Belgique devient un laboratoire européen d’économie solidaire.
Durant les années 2010, les valeurs démocrates-chrétiennes inspirent une nouvelle génération de politiques, il y a la modération, éthique, écologie et l’inclusion. Il y a la Réforme complète de la fiscalité au service des familles, de la formation et de la durabilité. L’État est efficient, les communes autonomes et solidaires.
En 2025, La Belgique, est gouvernée par une coalition centriste dirigée par le CD&V–CDH, est classée, 1er en Europe pour la cohésion sociale, 2ème pour la durabilité économique, 1er pour la qualité démocratique.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie
Journal fictif d’un mineur wallon en 1958:
« Ils ont compris nos besoins sans nous mépriser.
On travaille, mais on est respectés. »
Discours d’un ministre CVP en 1983:
« Nous croyons à la liberté de chacun, mais jamais contre la dignité de tous.
Voilà la différence entre libéralisme et humanisme. »
Étudiante bruxelloise en 2002:
« L’école nous apprend à penser, mais aussi à comprendre les autres.
Ce n’est plus une Belgique divisée, mais un pays d’écoute. »
Le Premier ministre CD&V–CDH en 2025:
“Nous avons prouvé qu’un pays pouvait rester fidèle à ses valeurs sans refuser le progrès.
La foi, la solidarité et la raison ont bâti notre avenir. »
4.4) Quelle aurait été la pire uchronie pour le PSC(Christelijke Volkspartij),CDH et CD&V et puis les Engagés si tout s’était mal passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1945, le Parti social chrétien (PSC/CVP) renaît, mais il s’enferme dans le conservatisme. Il y a le Refus des réformes sociales modernes, avec une méfiance envers les syndicats et une priorité à la moralisation au lieu de la réconciliation.
En 1950, la Question royale tourne à la catastrophe. Le PSC/CVP soutient obstinément Léopold III, provoquant une guerre civile larvée entre wallons et flamands. Le Résultat est la scission morale et politique durable, avec une chute de la crédibilité.
Durant les années 1950, il y a une opposition totale aux réformes libérales et socialistes, il y a un immobilisme. Le parti devient le symbole d’un vieux monde figé, déconnecté des réalités sociales. Les jeunes catholiques quittent le parti pour des mouvements plus modernes.
Durant les années 1970, la Fédéralisation est mal gérée, le PSC et le CVP deviennent deux partis ennemis. Chacun joue la carte régionale, sacrifiant la cohésion nationale.
Durant les années 1980, les affaires de corruption éclatent avec des financements occultes, avec un favoritisme et une gestion opaque des réseaux catholiques. Les électeurs associent le parti au clientélisme et à l’hypocrisie morale. Il y a la Montée des libéraux, des socialistes et des écologistes.
Le PSC et le CVP perdent leur image de partis de la solidarité et deviennent des machines bureaucratiques sans idéaux.
Durant les années 1990, le PSC devient le CDH, le CVP devient le CD&V, mais la refondation échoue. Le CDH tente de se “déconfessionnaliser”, perdant son identité sans gagner de nouveaux électeurs. Le CD&V se fait absorber par la montée du nationalisme flamand (N-VA).
Durant les années 2000, il y a des scandales dans la gestion des mutualités et des associations et institutions religieuses. L’Église perd sa crédibilité morale à cause de révélations graves, ce qui entraîne une hémorragie électorale. Le CDH ne dépasse plus 5 % en Wallonie, le CD&V devient marginal en Flandre. Les partis chrétiens sont exclus de presque toutes les coalitions.
Durant les années 2010, les électeurs se tournent vers Ecolo, le PS et le MR d’un côté, N-VA et Vooruit de l’autre. Le CD&V et le CDH fusionnent pour tenter de survivre, mais sans succès, la base sociale, associative et religieuse s’est effondrée.
En 2023, il y a une faillite morale et financière avec des dettes de campagne et une fermeture de sections locales et des départs massifs.
En 2025, il y a la dissolution officielle du Parti démocrate-chrétien belge (PDCB). Le “pilier chrétien” historique avec les mutualités, les écoles et les syndicats est dissous ou absorbé par des structures neutres. L’Église belge reste sans influence politique. Une ère de vide éthique et de politique purement technocratique s’installe.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Lettre d’un prêtre wallon en 1951:
« Nous avons perdu le peuple.
Nos sermons ne parlent plus à leurs vies. »
Journal fictif d’un militant CVP en 1988
« Les jeunes nous quittent.
Nous parlons de valeurs, mais plus personne ne nous écoute. »
Témoignage fictif d’un ancien électeur CDH
« Ils ont voulu plaire à tout le monde, ils ont fini par ne plus représenter personne. »
Discours fictif d’un historien belge en 2025:
« La disparition des démocrates-chrétiens n’a pas été une révolution, mais une lente érosion.
Quand la foi quitte la politique, la politique oublie l’humain. »
4.5) Quelle aurait été la meilleure uchronie possible pour la Volksunie,le Vlaams Blok,la NVA et le Vlaams Belang, où tout s’était bien passé pour eux?
Voici la chronologie:
Entre 1945 et 1954, après la guerre, les milieux flamingants se reconstruisent sans lien avec la collaboration. La Volksunie (VU) réussit à se présenter comme un parti démocratique et réformateur.
Durant les années 1960, la VU devient un acteur politique majeur en prônant autonomie flamande et démocratie sociale. Elle favorise la fédéralisation pacifique de la Belgique dès les années 1960. Les tensions communautaires sont résolues dans le dialogue, avec le soutien du CVP et du PS.
En 1970, a lieu la Première grande réforme de l’État avec la création d’un État fédéral harmonieux, reconnu comme un modèle en Europe.
Durant les années 1970, la Flandre obtient une large autonomie culturelle, linguistique et économique. Bruxelles est reconnue comme une capitale bilingue et européenne, administrée conjointement.
Durant les années 1980, La Volksunie gouverne avec les partis modérés flamands (CVP, PVV). Elle met en place un modèle social flamand efficace, avec une éducation bilingue et une économie innovante, il y a un investissement dans la recherche et les PME. La Flandre devient une région modèle, stable et prospère.
Durant les années 1990, au lieu de se diviser, la Volksunie réussit à se réformer en un grand parti confédéraliste démocratique, intégrant les ailes qui auraient donné naissance au Vlaams Blok ou à la N-VA ou au Vlaams Belang. Elle condamne clairement toute xénophobie et s’ancre dans une philosophie civique et européenne. L’autonomie flamande s’étend, mais dans un esprit de coopération avec la Wallonie.
Durant les années 2000, le “Parti flamand pour l’autonomie et la solidarité européenne” dirige une coalition fédérale. Le modèle belge devient un confédéralisme réussi, comparable à la Suisse, la Flandre et la Wallonie et Bruxelles sont autonomes mais unies pour la politique étrangère et monétaire. Les tensions communautaires disparaissent, les deux peuples se respectent mutuellement.
Durant les années 2010, la Flandre obtient un statut quasi-étatique au sein d’une Europe fédérale. Elle gère ses finances, sa politique sociale et énergétique, tout en gardant des liens étroits avec la Wallonie. Bruxelles devient une “ville-État” européenne, cœur du Benelux.
En 2025, la Flandre est un État membre fondateur de la Fédération européenne, avec Bruxelles comme capitale commune. Sa démocratie est pluraliste, inclusive et respectée. Le nationalisme flamand est devenu un projet démocratique, écologique et européen, loin des dérives identitaires du passé.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Journal fictif d’un étudiant anversois en 1975:
« Nous ne voulons pas diviser la Belgique, mais la rendre plus juste.
Enfin, la Flandre se sent respectée. »
Déclaration fictive d’un ministre flamand en 1999:
« Notre projet n’est pas contre les francophones, il est pour la démocratie locale et la responsabilité. »
Témoignage fictif d’un Bruxellois bilingue en 2015:
« On vit entre deux cultures, mais plus personne ne se sent étranger.
La Flandre a réussi sans renier la Belgique. »
Discours fictif du Premier ministre flamand en 2025:
« Nous avons prouvé que le nationalisme pouvait être humaniste.
Notre souveraineté est un outil de coopération, pas de rejet. »
4.6) Quelle aurait été la pire uchronie possible pour la Volksunie,le Vlaams Blok,la NVA et le Vlaams Belang, où tout s’était mal passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
Entre 1945 et 1950, après la Seconde Guerre mondiale, les liens entre certains militants flamingants et la collaboration sont lourdement condamnés. Le mouvement flamand perd toute légitimité morale.
Durant les années 1950, la Volksunie peine à se démarquer de ce passé. Les partis traditionnels (CVP et PSB) monopolisent la scène politique. L’idée d’autonomie flamande devient suspecte.
Durant les années 1960, les crises linguistiques éclatent, mais la Volksunie échoue à les gérer, trop radicale pour les modérés, trop molle pour les militants. Bref elle se fait marginalisée.
Durant les années 1970, la Volksunie se divise entre une aile modérée et une aile identitaire dure. La radicalisation identitaire mène à la création d’un Vlaams Blok de plus en plus extrémiste. Les attentats et les violences symboliques isolent la cause flamande.
Durant les années 1980, la société flamande, prospère et ouverte, rejette les discours d’exclusion. Les partis nationalistes deviennent des parias politiques. Les réformes fédérales se font sans eux, la Belgique devient fédérale en 1983 sous impulsion du PS et du CVP, sans participation flamingante.
En 1990, la Volksunie disparaît, minée par ses divisions. Le Vlaams Blok reste cantonné à des marges radicales, sous surveillance judiciaire pour incitation à la haine.
Durant les années 1990, le Vlaams Blok est dissous par la justice belge pour racisme. Son héritier, la N-VA, ne parvient pas à émerger : ses alliances échouent, son discours est jugé populiste. Les électeurs flamands se tournent vers des partis centristes comme le CD&V, le Open VLD ou Groen.
Durant les années 2000, le rêve d’autonomie s’effondre, la Flandre connaît une crise économique majeure liée à la désindustrialisation et au vieillissement. Sans projet fédéral ni vision européenne, les nationalistes flamands apparaissent comme nostalgiques et impuissants.
En 2008, la crise financière détruit la crédibilité de leurs politiques économiques. Leur discours anti-européen les marginalise totalement.
Durant les années 2010, la N-VA tente de revenir au pouvoir, mais s’effondre après plusieurs scandales comme des financements illégaux, des affaires de corruption fictives. La Flandre perd son autonomie économique relative, et il y a une recentralisation du pouvoir fédéral pour sauver la stabilité du pays. Les jeunes Flamands rejettent massivement le nationalisme, ils se disent “Belges et Européens avant tout”.
Durant les années 2020, le Vlaams Belang disparaît faute d’électeurs. La N-VA devient un petit parti régionaliste sans influence. La Flandre connaît un exode de talents, une crise culturelle et identitaire profonde. Bruxelles devient officiellement une région européenne autonome, un symbole de l’échec du nationalisme exclusif.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Un membre de la Volksunie en 1969:
“ Nous parlions de justice pour la Flandre, mais on nous a entendus comme des ennemis du pays. »
Un Journaliste flamand de 1988:
« Le nationalisme est devenu le miroir de ses propres excès : fermé, méfiant, sans projet. »
Un Ancien militant N-VA en 2009:
« Nous voulions moderniser la Flandre, mais nous n’avons proposé que des querelles. »
Une Étudiante gantoise en 2025:
« Mes grands-parents parlaient de l’indépendance flamande.
Moi, je vis à Bruxelles, je travaille à Paris, je vote en ligne pour l’Europe.
Le passé ne m’intéresse plus. »
4.7) Et si la deuxième guerre scolaire avait dégénérée?
En 1954, la coalition socialiste-libérale va plus loin que dans l’histoire réelle, dans cette uchronie, le gouvernement Van Acker III lance une réforme scolaire plus radicale avec une réduction massive des subsides aux écoles catholiques avec un programme d’un réseau public unifié et un projet de nationalisation partielle de certaines écoles privées.
Le PSC voit cela comme une attaque existentielle.
En 1955, le monde catholique se mobilise.Cette fois, l’Église ne se limite pas à soutenir le combat politique, il y a des sermons hebdomadaires dans toutes les paroisses et une mobilisation des écoles avec des associations familiales très actives, avec des manifestations massives dépassant le million de personnes.
Les tensions deviennent le clivage central de la société belge.
Entre 1956 et 1957, il y a la radicalisation des deux camps entre le camp laïque qui accuse l’Église de “coup de force clérical”. Le camp catholique accuse l’État de “persécution antireligieuse”. Les médias prennent parti, la presse catholique publie des articles alarmistes. La presse socialiste répond avec des caricatures virulentes.
Dans les écoles, il y a des affrontements entre les parents avec des grèves d’enseignants et des élèves envoyés dans des réseaux parallèles improvisés. Les tensions communautaires entre la Flandre catholique et la Wallonie plus laïque augmentent fortement.
En 1957, il y a les premiers affrontements, il y a des échauffourées qui éclatent entre les militants sociaux-chrétiens et socialistes dans certaines villes comme à Louvain, à Liège et à Charleroi et à Anvers. Des blessés sont à déplorer. La police intervient lourdement.
En 1958, c’est la crise institutionnelle, le PSC accuse le gouvernement de “mettre le feu au pays”. Les libéraux se divisent entre une aile laïque et une aile catholique. Le gouvernement perd sa majorité. Le roi Baudouin tente la médiation Mais dans cette uchronie, il est perçu comme trop proche du monde catholique et son intervention aggrave les tensions.
Les élections de 1958 ne pacifient rien, contrairement à l’histoire réelle, aucun “pacte scolaire” n’émerge. Le Résultat dans l’uchronie est que le PSC est fort en Flandre, mais affaibli en Wallonie, le PSB est inversement fort en Wallonie et faible en Flandre, les libéraux sont divisés et en perte de vitesse. Personne ne peut gouverner longtemps.
Les coalitions s’effondrent. Il y a l’apparition de partis radicaux, à Gauche avec un parti laïque extrémisé et à Droite, il y a des formations catholiques intégristes. Le centre disparaît.
La Flandre réclame le contrôle total de l’enseignement.
La Wallonie réclame un système laïque obligatoire.
La Crise communautaire est accélérée, la querelle scolaire devient le moteur de la rupture linguistique :“L’école catholique flamande” vs “l’école laïque wallonne”.
Les négociations linguistiques de 1962 à 1963 deviennent explosives: La Belgique s’enfonce dans une logique de quasi-séparation scolaire.
Il y a en plus de ça,un déclin durable du PSC en Wallonie, il est associé à un “cléricalisme extrémiste”, le PSC perd son ancrage wallon dès les années 60. Inversement, il domine la Flandre.
Il y a la montée du flamingantisme, le mouvement flamand utilise l’école comme symbole identitaire.
La Volksunie prospère bien plus tôt et plus profondément.
L’avortement, l’euthanasie, le divorce… restent tabous bien plus longtemps.
Chaque réforme devient une bataille.
Durant les années 1980 et 1990, la Belgique glisse presque vers une confédération avec un enseignement entièrement séparé et des programmes différents avec aussi des manuels différents et des examens différents.
Entre 2000 et 2025, deux visions de société irréconciliables subsistent. L’enseignement belge devient l’un des plus inégaux d’Europe. Les partis politiques centrés sur l’éducation deviennent dominants. Les tensions morales remplacent la politique socio-économique. La société belge est durablement divisée.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Marie, une étudiante à Louvain en 1957:
“Ils ont lancé une chaise dans la salle de classe pendant un débat.
J’ai compris que ce n’était plus une discussion : c’était une guerre.”
Jean, un instituteur laïque à Charleroi en 1958:
“On m’a traité d’ennemi de la foi.
On était seulement en train de parler du programme de maths !”
Professeur Van den Bos, un pédagogue en 1973:
“Deux systèmes éducatifs incompatibles, c’est créer deux pays dans un pays.”
Anna, une mère de famille en 1989:
“Mon fils avait un manuel d’histoire complètement différent de celui de sa cousine en Flandre.
Comment voulez-vous construire un pays commun ?”
Sven, un journaliste flamand en 2001:
“Cette querelle n’a jamais cessé.
Elle a façonné la Belgique moderne beaucoup plus que les crises linguistiques.”
4.8) Et si la deuxième guerre scolaire n’avait pas eu lieu?
Dans l’uchronie, le gouvernement Eyskens adopte une approche plus conciliante.
Le ministre de l’Instruction publique propose un financement équilibré et garanti pour tous les réseaux, un système d’inspection neutre, un pacte pédagogique précoce signé dès 1951 avec un mécanisme de concertation permanente. Les socialistes et les libéraux, rassurés, ne lancent pas de mobilisation populaire.
Le monde catholique accepte le compromis par pragmatisme. Le Résultat est qu’il n’y a aucune guerre scolaire dans les années 1950.
La crise autour du retour de Léopold III était très fraîche.
Dans la réalité, la guerre scolaire a ravivé ces tensions. Dans l’uchronie, le climat social s’apaise plus vite.
Les clivages idéologiques restent, mais sans affrontement de rue.
Les partis politiques se recentrent, sans guerre scolaire, le PSC ne se radicalise pas sur le dossier éducatif, les socialistes se concentrent sur la sécurité sociale et la sidérurgie, les libéraux reviennent plus tôt comme des partenaires de coalition.
Il y a moins de méfiance entre les réseaux.Le monde laïque et le monde catholique continuent à coexister, mais sans la cicatrice profonde de 1955 à 1958.
La fédéralisation est moins tendue, en réalité :
La guerre scolaire renforce les clivages communautaires, la Wallonie est plutôt laïque, la Flandre est plus chrétienne ce qui complique les réformes institutionnelles.
Dans cette uchronie, les réseaux scolaires coopèrent davantage, les tensions linguistiques sont moins explosives dans les écoles, la réforme linguistique de 1963 est plus consensuelle.
Il y a moins de politisation des directions d’école, les nominations sont très clivées dans la vraie histoire et deviennent plus professionnelles.
Il y a une qualité scolaire plus stable, les ressources ne fluctuent pas au gré des affrontements politiques.
Les enseignants travaillent dans un climat plus serein.
Dans notre réalité, les années 1980 connaissent une nouvelle crise autour du financement et de la qualité. Dans l’uchronie,
Le pacte scolaire précoce de 1951 crée une tradition de compromis durable.
Les réseaux collaborent davantage.
Les réformes se font par consensus.
Il y a moins de fragmentation entre les réseaux, l’enseignement est officiel et libre et ils collaborent sur les manuels, les programmes et les innovations pédagogiques et la formation des enseignants.
Certaines régions testent des campus mixtes dès les années 1970. Le risque de ségrégation scolaire est moindre.Car les réseaux ne deviennent pas des identités politiques concurrentes.
Les écoles « catholiques » et « officielles » sont perçues comme des choix pédagogiques, pas idéologiques.
Le débat public se concentre davantage sur les sciences, l’industrie, la recherche et l’innovation linguistique et la mobilité sociale. L’école cesse d’être le champ de bataille idéologique principal.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Marie, enseignante dans une école libre à Liège en 1958:
“Sans les manifestations, sans les heurts, tout est allé tellement mieux.
On avait nos désaccords, mais on parlait autour d’une table.”
Johan, élève d’une école secondaire à Gand en 1966: “On travaille avec des élèves de l’école officielle du quartier pour les cours de sciences.
Mes parents disent que, quand ils étaient jeunes, cela aurait été impossible.”
Sophie, directrice d’une école officielle à Bruxelles en 1989:
“On a développé un programme commun avec deux écoles catholiques.
Le mot ‘guerre scolaire’ n’existe pas pour nos élèves. Tant mieux.”
Daniel, historien à l’ULB en 2021:
“La Belgique a eu des tensions politiques, bien sûr.
Mais l’absence de guerre scolaire a évité la fracture la plus profonde de notre histoire moderne.”
4.9) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le Front des francophones et Défi? Si tout s’était bien passé pour eux?
En 1964,Le FDF se créé avec un avantage inattendu. Dès sa création, le FDF réussit à financer un réseau de comités locaux très actifs à Bruxelles et en périphérie.
Il attire non seulement des militants francophones, mais aussi des juristes et constitutionnalistes qui renforcent sa crédibilité nationale.
Au début des années 1970, contrairement à la réalité, le FDF ne se limite pas à la défense des droits linguistiques.
Il adopte un programme plus large, de démocratie locale, de transport public modernisé, de lutte contre la corruption, d’autonomie bruxelloise accrue. Son électorat s’élargit avec les classes moyennes urbaines, des fonctionnaires européens, et des progressistes laïques.
En 1977, le FDF entre au gouvernement.
Il obtient un accord historique, la périphérie à facilités bénéficie d’une protection renforcée. Bruxelles obtient un statut clairement défini, avec des compétences culturelles et économiques renforcées. Le parti devient un acteur incontournable.
En 1983, la Région bruxelloise voit le jour. Dans cette uchronie, le FDF impose un modèle novateur, un gouvernement bicommunautaire équilibré avec des garanties renforcées pour les francophones et pour les néerlandophones bruxellois avec une autonomie fiscale progressive. Le parti gagne en respectabilité à travers tout le pays.
Durant les années 1990, sous impulsion de jeunes cadres (fictifs et réels), le parti devient
un mouvement bruxellois progressiste défenseur de la laïcité, champion de la gouvernance transparente. Il attire une nouvelle génération d’électeurs notamment des jeunes urbains, enseignants, des fonctionnaires européens et des entrepreneurs de la tech.
En 2001, le FDF se renomme DéFI un parti démocrate, Fédéraliste, Indépendant dès le début des années 2000.
La nouvelle identité élargit le parti à tout le pays avec des sections en Wallonie, une percée à Louvain-la-Neuve, à Liège et à Namur, il y a une implantation dans certaines communes flamandes bilingues.
En 2010, DéFI devient indispensable, la Belgique connaît une série de crises communautaires. Dans cette uchronie, DéFI joue le rôle d’arbitre fédéraliste. Il propose « Les 4 Clarifications ». Avec un statut clair pour Bruxelles, une simplification institutionnelle, une défense des minorités linguistiques et une transparence et une éthique politique obligatoire. Les partis traditionnels adoptent en grande partie ces réformes pour former les gouvernements.
En 2018, DéFI devient premier parti à Bruxelles. Dans cette uchronie, un scandale majeur touche PS et MR à Bruxelles.
DéFI, resté exemplaire et remporte 28 % à Bruxelles, plusieurs bastions en Wallonie, 5 % en Flandre (notamment dans les communes bilingues). DéFI forme le gouvernement bruxellois autour de trois piliers de la smart city, de la mobilité propre, et de la laïcité de l’État.
En 2020, DéFI fédéralise son succès. Le parti devient le faiseur de rois au fédéral.
Il conditionne sa participation à deux réformes avec la suppression de plusieurs niveaux institutionnels redondants, et une simplification radicale de la fiscalité. La Belgique devient l’un des États les plus transparents d’Europe.
En 2025, DéFI obtient 15 % au niveau national et devient le troisième parti francophone.
Son modèle bruxellois progressiste, laïque, multiculturel et fédéraliste est cité en exemple par l’Union européenne pour la gestion des villes cosmopolites.
La Belgique entre dans une ère institutionnellement stable, socialement ouverte, administrativement modernisée, politiquement assainie.
Grâce à DéFI, la Belgique n’est plus un pays en crise permanente, mais un laboratoire fédéral moderne et apaisé.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Témoignage fictif d’un habitant de Rhode-Saint-Genèse en 1974:
« J’avais vingt ans quand le FDF a obtenu l’accord linguistique de 1974.
Pour la première fois, j’ai senti qu’on prenait au sérieux la situation des francophones dans la périphérie.
On pouvait enfin écrire à la commune en français sans se faire regarder de travers. Le FDF, à l’époque, c’était le seul parti qui parlait de nous comme des citoyens normaux.
Ils ne criaient pas, ils négociaient.
Et c’est ça qui a changé la donne. »
Témoignage fictif d’une jeune conseillère communale à Bruxelles en 1989:
« Je venais d’être élue à 26 ans.
Le FDF venait d’obtenir les avancées pour la future Région bruxelloise.
Pendant les réunions, ce qui me frappait, c’était la rigueur juridique.
On ne laissait rien passer. Pour une fois, les francophones avaient une voix cohérente, pas un capharnaüm où chacun tirait de son côté. Je crois que c’est ça qui a impressionné les autres partis : notre capacité à parler institution sans se perdre dans l’émotion. »
Témoignage fictif d’un fonctionnaire européen habitant Bruxelles en 1998:
« J’ai décidé de m’installer à Bruxelles en 1998. Les Européens comme moi voyaient le FDF comme un parti profondément urbain, moderne, attaché à la liberté individuelle. Il y avait un climat serein, presque cosmopolite, qu’on ne retrouvait pas ailleurs en Belgique. Dans mon esprit, c’était un peu le “parti naturel des Européens”.
Ils comprenaient ce qu’était une capitale internationale. »
Témoignage fictif d’un entrepreneur tech du quartier européen en 2004:
« On sentait que le FDF, devenu DéFI, avait compris avant les autres qu’il fallait moderniser l’administration. Les start-up bruxelloises avaient enfin quelqu’un qui parlait de simplification administrative et de protection des libertés. La laïcité, pour nous, c’était un cadre clair.
Pas d’ambiguïtés, pas de clientélisme. J’ai voté DéFI parce que c’était le seul parti qui assumait une vision : une capitale européenne totalement moderne. »
Témoignage fictif d’une professeure de français à Woluwé-saint Lambert en 2012:
« Je travaille dans une école très diverse.
Quand DéFI a obtenu le renforcement du financement des écoles bruxelloises, on a vu la différence en un an avec des classes rénovées, des dispositifs d’accueil linguistique, des formations pour profs. C’est rare un parti qui promet et qui tient. Pour nous, DéFI a fait plus que défendre Bruxelles : il l’a rendue vivable. »
Témoignage fictif d’un électeur wallon en 2017:
« J’étais sceptique au début. DéFI, c’était un parti “bruxellois”. Mais quand ils ont ouvert leur section à Namur, j’ai vu que leur discours sur la transparence, la laïcité et les institutions simples était différent. En Wallonie, on avait trop de scandales.
DéFI proposait une rupture nette avec des mandats limités, des codes éthiques, une transparence totale des subsides. C’est ce qui m’a convaincu. »
Une flamande pro-Bruxelles en 2019:
« Je suis enseignante à Bruxelles. J’ai toujours apprécié que DéFI n’ait jamais nié la place du flamand ici.
Au contraire, ils proposaient plus d’écoles bilingues et des programmes d’immersion renforcés. Pour moi, DéFI est le seul parti francophone qui comprenait vraiment la réalité linguistique bruxelloise. À Anvers, on a fini par ouvrir une petite section.
Pas énorme, mais symbolique. »
Témoignage d’un jeune adulte (21 ans) à Bruxelles en 2025:
« Pour ma génération, DéFI, c’est le parti qui incarne Bruxelles. Ni gauche, ni droite, mais urbain, progressiste, laïque, clairvoyant. Ils ont fait de Bruxelles une ville numérique, plus propre, mieux gérée. On a enfin l’impression de vivre dans une capitale européenne cohérente. Moi, je n’ai pas connu les anciennes crises communautaires.
On m’a raconté. Si DéFI n’avait pas été là, je pense que la Belgique serait encore en crise permanente. »
4.10) Quelle aurait été la pire uchronie possible pour le FDF et Défi, où tout s’était mal passé pour eux?
Entre 1964 et 1968, dans cette timeline, le FDF apparaît dans un contexte politique moins favorable, les tensions communautaires sont rapidement apaisées suite à des accords PS–CVP, les francophones de la périphérie obtiennent plus vite des garanties, les partis traditionnels récupèrent le discours de défense des minorités linguistiques. Le résultat est que le le FDF ne trouve pas de véritable créneau politique.
Le parti est marginalisé en 1970, dans cette version, la réforme de l’État de 1970 inclut un statut clair pour Bruxelles… mais obtenu sans la participation du FDF.
La réforme est perçue comme “suffisante” par les francophones. Le FDF perd sa raison d’être avant d’avoir grandi.
En 1977, le pacte d’Egmont échoue encore plus brutalement. Ici, le FDF est accusé d’avoir contribué à la crise, ce qui lui vaut une réputation de parti inflexible.
Il devient le symbole d’un “blocage francophone inutile”.
En 1983, la Région bruxelloise naît… sans rôle pour le FDF, dans cette uchronie, le PS et le PRL verrouillent totalement le pouvoir dans la capitale. Le FDF est relégué à 3 à 4 %. Les médias le présentent comme un parti “monothématique”. Les jeunes électeurs le jugent “dépassé”.
Durant les années Années 1990, c’est l’échec de la rénovation interne, contrairement à la réalité où le parti se modernise, ici aucune nouvelle génération ne monte,les cadres sont divisés entre la défense linguistique stricte et le projet urbain plus large. Les querelles internes éclatent en public.
Un sondage de 1999 fictif montre que “60 % des Bruxellois ne comprennent plus l’objectif du FDF.”
Le changement de nom rate complètement en 2001.Alors que dans notre monde réel DéFI parvient à exister, dans cette uchronie,le changement de nom est mal compris, les sections locales sont divisées, certains élus quittent le parti pour le MR ou Ecolo. Le parti retombe à 1 % au fédéral.
En 2010, c’est l’explosion interne une proposition de fusion avec le MR crée un schisme profond avec la moitié des cadres qui rejoignent le MR, l’autre moitié veut rester indépendante, le public ne suit plus.
DéFI n’a presque plus d’élus communaux en 2012.
En 2016, c’est la “Crise de Bruxelles”. Dans cette uchronie, un grand scandale de gestion publique éclabousse plusieurs mandataires issus de différents partis…
… et un élu local DéFI (qui est un personnage fictif) est impliqué indirectement. Même s’il n’y a pas de faute pénale, l’image du parti est détruite.
En 2018, DéFI disparaît du parlement bruxellois, Il tombe sous le seuil électoral avec 2 % à Bruxelles,0 % en Wallonie et 0 % en Flandre. Le parti perd même son financement public.
En 2022, c’est la Dissolution faute de moyens, DéFI annonce son auto-dissolution et la réintégration de ses derniers élus dans des listes citoyennes locales.
En 2025, le dernier président déclare : « Nous avons représenté une voix, mais nous n’avons pas su évoluer. La société a changé plus vite que nous. »
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Témoignage fictif d’une habitante de Kraainem déçue en 1976:
“ Au début, j’y ai cru.
Le FDF parlait pour nous, les francophones de la périphérie. Et puis… plus rien. Les accords linguistiques de 1975 ont tout réglé sans eux.
Les autres partis ont repris leur discours, mais avec plus de nuance. Le FDF s’est retrouvé seul, sans thème, sans influence.
C’était triste à voir : on avait l’impression qu’ils avaient perdu la partie avant même qu’elle commence. »
Témoignage fictif d’un journaliste politique à Bruxelles-ville en 1985:
« À cette époque, je suivais les débats du Conseil bruxellois naissant. Le PS, le PRL, même Écolo commençaient à monter en puissance. Le FDF, lui, semblait coincé dans un discours des années 60.
Ils parlaient encore des facilités comme si c’était la seule chose qui comptait. Leur isolement politique était palpable.
Off the record, même leurs alliés potentiels disaient : “On ne peut plus travailler avec eux, ils n’ont pas de vision pour Bruxelles.” »
Témoignage fictif d’un ancien militant découragé à Woluwé-saint Pierre en 1994:
« J’ai passé 15 ans à coller des affiches.
Et en 1994, j’ai compris qu’on tournait en rond. Les nouveaux Bruxellois, les jeunes, les Européens, les familles venues d’ailleurs ne comprenaient absolument pas ce que le FDF défendait. On parlait de minorités linguistiques alors qu’eux parlaient de transports, d’écoles et de logements. J’ai quitté le parti en 1995.
Ça me faisait mal, mais je ne voyais plus d’avenir. »
Une fonctionnaire européenne en 2002
:« Je suis arrivée à Bruxelles en 2001. Le changement de nom du FDF en DéFI ?
Pour nous, Européens, c’était incompréhensible.
On ne savait pas ce qu’ils représentaient ni d’où ils venaient. Quand j’ai demandé à un collègue bruxellois :
“C’est un parti de quoi ? Pour qui ?”
Il m’a répondu :
“Je crois que même eux ne le savent plus.” Ce n’était pas méchant. Juste… lucide. »
Témoignage fictif d’une étudiante en sciences politiques:
« En cours, on citait DéFI comme exemple de “parti monothématique devenu inutile”.
Je trouvais ça un peu dur. Mais ensuite, pendant les élections étudiantes, j’ai vu que personne ne connaissait leur programme. Quand on disait :
“DéFI, c’est quoi ?”
On répondait :
“Un vieux parti bruxellois, je crois.” Ils avaient complètement perdu la connexion avec les jeunes. »
Témoignage fictif d’un cadre local de DéFI en 2016: « Le scandale de 2016 nous a tués. Une affaire très locale, mal gérée, mais médiatiquement catastrophique. Même si notre élu n’avait rien fait de pénalement répréhensible, la presse a sauté dessus.
On nous a associés à la mauvaise gestion bruxelloise alors que c’était notre thème principal : l’éthique !Les citoyens nous ont tourné le dos.
Dans ma section, on a perdu 70 % des militants en deux ans. »
Témoignage fictif d’une élue MR parlant anonymement en 2019:
« Je n’aime pas dire du mal, mais à un moment il fallait être honnête :DéFI était devenu un parti technique, rigide, presque bureaucratique.
Ils avaient de bonnes idées, mais aucun relais démographique. Bruxelles changeait : une ville plus jeune, plus diverse, plus numérique.
DéFI, lui, parlait encore comme en 1990. Quand un parti ne se renouvelle pas, il disparaît. »
Témoignage fictif du dernier président de DéFI en 2025:
« J’ai été le dernier président du parti. Nous avons fait ce que nous avons pu, mais nous avons échoué à nous réinventer. Nous avons longtemps été les gardiens d’un certain équilibre linguistique…
… mais la société est passée à autre chose. Les enjeux urbains de 2025 n’étaient plus ceux de 1970. Notre disparition n’est pas une tragédie.
C’est simplement la preuve que la démocratie évolue. »
4.11) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le parti des amis de la Terre, Wallonie-Écologie,Écolo et Agalev puis Groen où tout s’était bien passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1972, il y a la Création du premier rassemblement des mouvements écologiques francophones et flamands : Les Amis de la Terre, Wallonie-Écologie, Agalev et Groen commencent à coordonner leurs actions.
En 1975, il y a la Signature du pacte “Belgique durable”, une charte commune pour l’environnement, la justice sociale et la démocratie participative.
En 1978, durant les Élections régionales , les premiers députés verts sont élus à Bruxelles et en Wallonie.
En 1981, durant les Élections fédérales : Écolo et Groen obtiennent 10 % des voix, surprenant le paysage politique traditionnel.
En 1985, il y a l’Entrée de ces partis dans les gouvernements régionaux, les ministères de l’environnement, de l’urbanisme et de l’agriculture.
En 1987, il y a le Début des premiers projets de transport public écologique et d’énergies renouvelables dans les villes wallonnes et flamandes.
En 1991, les partis verts dépassent 12 % aux élections fédérales et deviennent incontournables dans les coalitions régionales.
En 1994, il y a la Signature de l’“Accord social-vert” avec un financement massif des énergies renouvelables et un soutien à l’agriculture biologique.
En 1998, la Première grande loi belge pour la réduction des émissions de CO₂, est impulsée par les ministres verts.
En 2003, le parti Écolo et Groen deviennent la première force dans plusieurs grandes villes belges, notamment Bruxelles et Liège.
En 2005, il y a l’Introduction du “Revenu vert citoyen”, un programme pilote combinant revenu minimum et des engagements écologiques pour les citoyens.
En 2008, les verts obtiennent 20-25 % des voix au niveau fédéral.
En 2010, les partis Écolo/Groen contrôlent les ministères clés de l’énergie du transport, de l’environnement et de l’éducation.
En 2015, la Belgique devient le premier pays européen à atteindre 50 % d’énergies renouvelables.
En 2018, il y a l’Adoption de la “Loi du Pacte Vert Belge” avec la transition énergétique complète prévue pour 2035, avec des subventions massives pour le logement écologique et la mobilité durable.
En 2020, les partis verts obtiennent 30 % des voix au fédéral, devenant la première force politique belge.
En 2022, le Premier ministre vert est élu, un centriste écologique francophone soutenu par Groen et Écolo.
En 2024, la Belgique devient un laboratoire international de transition durable, il y a une exportation des technologies vertes, avec une influence diplomatique sur l’UE et accords internationaux pour la neutralité carbone.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Claire Delvaux, militante wallonne en 1978:
“Je me souviens de cette époque comme si c’était hier. Nous étions quelques dizaines à défendre nos forêts et nos rivières, et déjà nous sentions que l’avenir nous donnait raison. Pour nous, il ne s’agissait pas seulement d’écologie, mais de justice et de respect pour les générations futures.”
Johan Van der Meer, député Groen en 1987:
“Nous avons vu nos idées passer du terrain de jeu des militants à celui des ministères. C’était incroyable de participer à l’élaboration des premières lois pour protéger nos rivières et nos forêts.”
Marie-Claude Lebrun, urbaniste en 1998:
“Je n’aurais jamais cru que notre mouvement, parti de simples associations locales, réussirait à imposer des lois qui changent la vie de tous. Les villes commençaient à respirer mieux, et les enfants jouaient dans des parcs plus propres.”
Antoine Dupont, étudiant à Liège, en 2008:
“C’était la première fois que j’ai voté pour un parti vert. Je sentais qu’ils avaient une vision pour tout le pays, pas seulement pour ma ville. Et ça marchait ! Les transports étaient propres, l’air meilleur, et nos universités proposaient des cursus sur le développement durable.”
Sofie Claes, ministre de l’énergie en 2018:
Quand j’ai vu les panneaux solaires fleurir sur les toits et les bus électriques dans nos rues, j’ai compris que nous avions changé de siècle. La Belgique était un exemple pour toute l’Europe.”
Lucie Van Acker, Premier ministre en 2024:
“Nous avions rêvé d’un pays où l’écologie et le social seraient au cœur du pouvoir. Aujourd’hui, nos enfants respirent un air pur, mangent bio et grandissent dans des villes vertes. Nous avons transformé un rêve en réalité.”
4.12) Quelle aurait été la pire uchronie pour le parti des amis de la Terre, Wallonie-Écologie,Écolo et Agalev puis Groen où tout s’était mal passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
En 1972, les mouvements écologiques restent fragmentés, Les Amis de la Terre, Wallonie-Écologie, Agalev et Groen ne coopèrent pas.
En 1975, il y a des Conflits internes et des désaccords sur la stratégie, sur la priorité entre protection de la nature et justice sociale.
En 1978, durant les Premières élections, aucun député fédéral n’est élu. Les militants restent locaux, ignorés par la presse et la population.
En 1981, durant les élections fédérales, les partis verts obtiennent moins de 2 % des voix.
En 1985, il y a une tentative d’alliance avec les sociaux-démocrates échoue à cause de divergences idéologiques et d’intransigeance.
En 1987, les verts perdent le soutien des jeunes, séduits par les partis traditionnels ou libéraux modernes. La Belgique reste dominée par les démocrates-chrétiens et les libéraux, tandis que le mouvement écologique devient un “club de militants isolés”.
En 1991, Écolo et Groen disparaissent des coalitions régionales, aucune loi environnementale majeure n’est votée.
En 1994, il y a un scandale interne de détournement de fonds dans un programme local de recyclage qui discrédite le mouvement.
En 1998, il y a une nouvelle crise, le public les perçoit comme des partis de protestation inefficaces et trop idéalistes. Le résultat est qu’ il y a moins de 1 % de soutien électoral dans certaines provinces.
En 2003, il y a une campagne électorale au niveau fédéral, les verts échouent à attirer les jeunes urbains, battus par les libéraux et les socialistes modernisés.
En 2005, il y a le lancement d’un “programme vert radical” ,trop ambitieux et rejeté par la majorité de la population.
En 2008, c’est le Déclin électoral, Groen et Écolo fusionnent temporairement, mais l’opération échoue, les militants quittent le parti.
En 2010, les partis verts sont réduits à une poignée de députés locaux.
En 2015, le gouvernement ignore totalement l’écologie, aucune loi majeure n’est votée.
En 2018, la crise climatique amplifie la colère de la population, mais le parti est trop faible pour capitaliser politiquement. Le mouvement devient synonyme d’échec et de naïveté dans l’opinion publique.
En 2020, les partis verts n’ont plus que 0,5 % au fédéral.
En 2022, il y a la Dissolution effective d’Écolo et Groen, seuls subsistent quelques groupes locaux pour l’animation associative.
En 2025, la Belgique reste fortement industrialisée, avec peu de mesures écologiques et un débat politique dominé par les nationalistes, libéraux et démocrates-chrétiens.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Un Militant wallon en 1985:
“Nous nous battions pour sauver les rivières et les forêts, mais personne n’écoutait. Même nos collègues des villes semblaient nous ignorer. On avait l’impression de crier dans le vide.”
Un Député Groen en 1994:
“Le scandale du programme de recyclage a tout détruit. Nous avons perdu la confiance des citoyens et même nos militants doutaient. Comment peut-on survivre ainsi politiquement ?”
Un bruxellois en 2008:
“Ils parlaient toujours de grands idéaux, mais rien ne se concrétisait. Je ne voyais aucun changement dans ma rue ni dans ma ville. J’ai arrêté de voter pour eux.”
Une Jeune militante Écolo en 2015:
“C’est frustrant. Le climat s’aggrave, les gouvernements ne font rien, et nous n’avons plus aucun poids pour influencer quoi que ce soit. Nous avons été marginalisés.”
Un historien contemporain en 2025:
“Les partis verts belges ont vécu une lente disparition. Leur incapacité à s’unir, leur radicalisme mal calibré et les scandales internes ont scellé leur destin. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une note en bas de page de l’histoire politique belge.”
4.13) Quelle aurait été l’uchronie parfaite pour le Front national belge, le parti nation,le parti chez nous où tout s’était bien passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
Entre 1985 et 1990, Le Front national belge (FNB) émerge dans un climat de crise économique et de défiance envers les partis traditionnels. Sous la pression de l’Église, de syndicats chrétiens et d’intellectuels wallons, une partie du parti rompt avec toute rhétorique discriminatoire. Cette aile “sociale et souverainiste” fonde le Mouvement Républicain Belge (MRB), qui défend la justice sociale, la démocratie directe et la souveraineté économique.
France.
En 2002, le Parti Nation et Chez Nous, deux formations plus récentes, abandonnent leur rhétorique d’opposition dure. Sous la pression de la société civile, ils fusionnent avec le MRB dans le Front Républicain Belge (FRB). Le but est d’unir francophones et flamands autour d’un projet de patriotisme démocratique et d’économie locale durable.
Entre 2005 et 2009, Le FRB participe à des coalitions régionales, obtenant des réformes sociales, il relance des PME, baisse de la TVA locale sur les produits belges.
Durant les années 2010,
Le FRB devient le premier parti fédéral, prônant un État belge simplifié, confédéral, mais uni. Il met fin à la paralysie communautaire en 2014 grâce à une réforme et des compétences locales renforcées et une fiscalité harmonisée, le bilinguisme est encouragé. La Belgique devient un modèle d’équilibre entre souveraineté régionale et cohésion nationale.
En 2025, Chez Nous devient un mouvement civique citoyen actif à Bruxelles et Namur, œuvrant pour la démocratie locale. Le Parti Nation s’est transformé en think tank souverainiste et écologiste. Le Front Républicain Belge (FRB) gouverne la Belgique en coalition avec le CDH et le PS réformé. L’Europe devient un espace de coopération entre nations libres, ni centralisée, ni éclatée, fondée sur la démocratie, la solidarité et la souveraineté populaire.
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Un Artisan liégeois en 2004:
« Ils parlaient d’abord de colère. Puis, ils ont parlé de travail, d’honneur et de démocratie. Là, je les ai écoutés. »
Un Bruxellois membre du FRB en 2023:
« Chez Nous, Nation, le Front national belge… on a tourné la page.
On défend maintenant une Belgique forte et humaine. »
La Présidente du Conseil confédéral européen en 2025:
« L’Europe des nations démocratiques a trouvé son équilibre : libre, juste, et solidaire. »
4.14) Quelle aurait été la pire uchronie pour le Front national belge, le parti nation,le parti chez nous où tout s’était mal passé pour eux?
Voici la chronologie de cette uchronie:
Entre 1985 et 1990, le Front national belge (FNB) émerge à la faveur des crises économiques et de la peur du chômage. Mais dès le départ, le parti reste divisé entre plusieurs courants,un courant populiste social,un courant identitaire dur et une aile purement protestataire. Les querelles internes et les scandales d’opportunisme éclatent.
Durant les années 1990, les dirigeants du FNB tiennent des propos excessifs qui choquent l’opinion publique. Le parti est mis sous surveillance judiciaire pour infractions liées au financement et aux discours haineux.
Il y a un isolement complet du FNB au Parlement et il est rejet par tous les autres partis.
Entre 2000 et 2005, le Parti Nation tente de récupérer l’espace laissé par le FNB, mais choisit une stratégie de confrontation. Avec des manifestations violentes, des provocations médiatiques, une absence de programme économique crédible. Les médias les marginalisent, le public les associe à la violence plutôt qu’à la réforme.
Entre 2007 et 2010, les divisions internes s’aggravent. Le mouvement Chez Nous, est censé renouveler le discours, reproduit les mêmes erreurs avec un slogans creux, des querelles de leadership, un manque de vision sur les enjeux sociaux. La population belge, est lassée et elle se détourne définitivement de ces formations. Les votes protestataires se reportent sur des partis écologistes ou centristes.
Durant les années 2010, les partis populistes belges s’enferment dans une logique d’isolement. Leurs figures publiques sont éclaboussées par des affaires judiciaires de corruption, de violences et de discours de haine. L’opinion publique les juge anti-démocratiques et incompétents.
En 2014, le FN belge et Nation échouent à franchir le seuil électoral fédéral donc moins de 1,5 %. Les militants se dispersent entre des groupuscules et des réseaux sociaux marginaux.
En 2019, Le mouvement Chez Nous disparaît avant même d’avoir obtenu un siège local. La Belgique vit une période de stabilité politique relative, dominée par des coalitions de centre et de gauche.
Entre 2020 et 2025, une série de scandales éclate, d’anciens dirigeants des partis populistes sont condamnés pour détournement de fonds. Les dernières structures de ces partis ferment. Les jeunes électeurs les considèrent comme des reliques d’un passé de peur et de divisions. Le mot “populisme” devient synonyme de “crise morale”.
En 2025, le Parlement belge adopte une “Charte pour la démocratie responsable” renforçant la transparence, la lutte contre la désinformation et le financement éthique des partis. Le souvenir du Front national belge, de Nation et de Chez Nous devient un cas d’école dans les universités: “Comment l’absence de cohérence, la radicalité et la division peuvent détruire un mouvement politique.”
Voici les témoignages concernant cette uchronie:
Un Ex-militant du FNB en 1998:
« On voulait dénoncer les abus, pas devenir les boucs émissaires.
Mais on n’a jamais su parler au peuple sans lui crier dessus. »
Un Journaliste de la RTBF en 2012:
« Ils ont voulu jouer la carte du choc permanent.
À la fin, plus personne n’écoutait. »
Une étudiante en sciences politiques en 2023:
« Ces partis ont servi d’avertissement.
La colère, si elle n’est pas transformée en projet, finit toujours en ruine. »
Un Historien belge en 2025:
« Le populisme belge a échoué parce qu’il a choisi le bruit plutôt que la construction.
Le pays, lui, a choisi la raison. »
Points de divergences entre 1989 et 2025
5) Et si la crise sur l’avortement n’avait pas eu lieu?
En 1988, il y a un compromis précoce. Dans cette uchronie, avant même que la loi Lallemand-Herman-Michielsens soit finalisée, un groupe de travail mixte est constitué de sociaux-chrétiens modérés, de socialistes et de libéraux et des experts médicaux et aussi de représentants des mouvements féminins. Le rôle de la monarchie est clarifié très tôt: Le roi ne s’exprime pas publiquement sur les lois éthiques.
En 1989, le texte passe avec une large majorité avec un compromis équilibré qui est trouvé et avec une dépénalisation stricte avec encadrement avec une clause de conscience renforcée pour les médecins et un financement des centres d’accueil et de prévention et une obligation d’information neutre pour les patientes. Les tensions restent modérées, car chacun obtient une partie de ce qu’il voulait.
En 1990, le roi Baudouin signe la loi sans blocage, plutôt que d’invoquer la conscience personnelle, il déclare : « Mon rôle n’est pas de juger la loi, mais de garantir la continuité de l’État. »Cela apaise tout le monde.
Il n’y a aucun affrontement communautaire. La Flandre et la Wallonie réagissent globalement de la même manière avec un débat serein et une présence médiatique équilibrée avec aucune mobilisation massive. La loi devient un non-événement après quelques semaines.
En 1990 et 2025, c’est une Belgique moralement apaisée, les sujets éthiques restent importants, mais pas explosifs.
Les dossiers suivants passent tranquillement comme par exemple l’euthanasie en 2002, le mariage pour tous en 2003 et l’adoption homoparentale en 2006.
Il y a débat, mais il n’y a pas d’hystérie politique.
Le PSC/CD&V ne se fracture pas, dans le réel, la crise de 1990 a durablement affaibli les sociaux-chrétiens. Ici, il n’y a pas de perte massive d’électeurs et pas de conflits internes, il n’y a pas de montée rapide des nationalistes flamands en réaction.
Le CD&V reste dans les années 2000,le premier parti de Flandre.
Le PS et les libéraux montent moins fortement. Sans “camp laïque en colère”, les partis laïcs n’ont pas de boost électoral. Le paysage politique reste plus centriste et consensuel.
La Belgique évolue vers un fédéralisme plus doux. Il y a des débats communautaires moins agressifs avec les réformes institutionnelles comme celles de 1993, de 2001 et de 2011 restent importantes mais non conflictuelles.
La Belgique présente une image internationale de stabilité. Lors des discussions européennes, la Belgique apparaît comme un pays exemplaire de stabilité institutionnelle, de débat démocratique apaisé avec des institutions monarchiques maîtrisées. Cela renforce sa crédibilité diplomatique.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Delphine, un médecin à Liège en 1992:
« La loi est passée calmement.
Pour nous, c’était un outil médical, pas un drapeau politique. »
Pieter, un étudiant à Louvain en 1995:
« Je me souviens vaguement du vote…
La vérité, c’est que ça n’a pas marqué les esprits.
Rien à voir avec les tensions d’autres pays. »
Anne-Marie, une députée sociale-chrétienne en 2000:
« Le consensus de 1989 a sauvé notre parti.
Nous avons montré qu’on pouvait concilier valeurs et pragmatisme. »
Geert, un journaliste flamand en 2007:
« Beaucoup pensent que le CD&V se serait effondré sans cette culture du consensus.
Au contraire, il a tenu bon. »
Sara, une militante féministe en 2012:
« Tout n’est pas parfait, mais le climat belge est resté serein.
On a évité les guerres culturelles. »
5.1) Et si la crise sur l’avortement avait dégénérée?
En 1989, le roi Baudouin refuse non seulement de signer, mais annonce une abdication de protestation.Dans cette uchronie, le discours du roi est plus radical il dit:« Je ne puis pas, en conscience, être associé à cet acte législatif.
Je suspends ma fonction jusqu’à ce que la nation se ressaisisse. »
Cela choque les partis laïcs et crée une polarisation immédiate.Le gouvernement perd le contrôle. Les partis se divisent intérieurement. Les sociaux-chrétiens exigent la « pause » du processus législatif. Les libéraux et socialistes refusent. La Volksunie et le FDF crient au “coup de force moral de la monarchie”.
En 1990, le parlement est bloqué pendant des semaines.Des manifestations massives éclatent devant les sièges du PSC et du PS.
La Flandre et la Wallonie réagissent différemment, En Flandre, il y a de fortes manifestations chrétiennes et une mobilisation des écoles catholiques et des appels à défendre « l’ordre moral ».
En Wallonie il y a des marches pour le droit des femmes et un soutien massif aux associations laïques et des discours appelant à “limiter l’influence de la monarchie”. Le fossé communautaire s’élargit brutalement.
En 1990, dans cette timeline, la Belgique adopte une position très visible sur l’avortement, donnant une image d’instabilité.
La Commission européenne exprime des inquiétudes sur l’incertitude institutionnelle belge, ce qui provoque la chute du franc belge, en plus il y a des menaces de délocalisations industrielles.
En 1991, des affrontements éclatent, à Bruxelles, des contre-manifestants s’affrontent rue de la Loi, il y a plusieurs blessés, il y a une condamnation unanime, mais trop tardive. L’armée intervient pour sécuriser les institutions.Ce n’est pas un coup d’État, mais une présence symbolique qui choque la population.La crise s’enlise.
Entre 1992 et 1994, Il y a le Déclin du PSC, accusé d’avoir « encouragé la crise », le PSC s’effondre électoralement à 10 %.
Il y a une Explosion du front laïque, le PS et surtout le PRL capitalisent sur la colère des électeurs laïcs. La Volksunie se radicalise.Cet épisode provoque une poussée des nationalistes flamands, qui accusent Bruxelles et la Wallonie de vouloir imposer un modèle moral étranger à la Flandre. Cela accélère la montée du courant nationaliste flamand.
En 1995,pour sortir de la crise, les partis votent, la neutralisation stricte du rôle royal dans tout acte législatif avec la suppression de l’article 82 qui permettait la “mise en impossibilité de régner”. Il y a une une diminution du budget de la Maison Royale et une une clarification des compétences éthiques laissées aux régions.
La Belgique se dirige vers un système quasi républicain, avec un roi purement protocolaire.
Entre 2000 et 2025,en Flandre, la crise est vue comme une humiliation communautaire. Avec la montée rapide des partis flamands autonomistes.Il y a aussi le déclin durable du CD&V.
Tandis qu’en Wallonie, les partis laïcs dominent.Le PS devient la force politique centrale. Le MR s’ancre comme le défenseur du républicanisme.
Dans tout le pays, les sujets éthiques deviennent hyper-politisés, comme l’euthanasie, lemariage égalitaire, la bioéthique. Chaque réforme devient explosive.
Voici les témoignages fictifs concernant cette uchronie:
Claire, une manifestante bruxelloise en 1990:
« Je n’avais jamais vu autant de policiers dans les rues.
On criait pour nos droits, mais de l’autre côté ils criaient aussi pour leur foi.
C’était comme deux pays différents. »
Père Augustijn, un prêtre anversois en 1991:
« Nous pensions défendre nos convictions,
mais j’ai compris trop tard que nous perdions le pays. »
Luc, un syndicaliste en 1992:
« Les usines fermaient, les patrons invoquaient “l’instabilité politique”.
Tout ça pour une loi qu’on aurait pu négocier sans drame. »
Marie-Thérèse, une députée fictive en 1995:
« Quand l’armée a été déployée devant le parlement, j’ai cru que c’était la fin.
C’est ce jour-là que nous avons décidé de retirer au roi tout rôle politique. »
Bart, un jeune militant nationaliste en 2001:
« Pour nous en Flandre, la crise de l’avortement, c’était la preuve que la Belgique ne fonctionnait plus.
On devait choisir : rester ensemble ou se séparer. »
5.2) Et si le roi Baudouin avait vécu plus longtemps?
Le 31 juillet 1993, le roi Baudouin fait un malaise mais survit.
Le prince Albert ne devient jamais roi, et Philippe reste plus longtemps prince héritier.
Baudouin rassure les Belges pendant les années difficiles des réformes institutionnelles et des scandales comme Dutroux et les affaires Agusta-Dassault. Son rôle pacificateur reste intact.
Le prince Philippe reste longtemps dans l’ombre, sans devenir roi en 1993, Philippe n’acquiert pas l’expérience protocolaire de son père Albert II puisqu’il n’est jamais devenu roi. Il souffre encore davantage de timidité et d’un manque d’assurance publique.
Le roi Baudouin comprend cela et lui donne un rôle croissant dans les missions économiques.
Le roi Baudouin maintient un positionnement moral très catholique, une vision conservatrice sur la société, un rôle très discret mais très influent.
Le roi Baudouin face aux nouvelles lois éthiques, dans notre réalité, Albert II signe les lois sur l’adoption par les couples homosexuels,l’euthanasie en 2002
et le mariage homosexuel en 2003,
et la dépénalisation partielle du cannabis, et d’autres diverses lois bioéthiques.
Dans l’uchronie, le roi Baudouin refuse de signer deux lois celle de l’euthanasie en 2002 et celle du mariage homosexuel en 2003.
Le gouvernement le déclare symboliquement “dans l’impossibilité de régner” pendant 48h comme en 1990 pour l’avortement.
Mais l’émotion populaire est moins favorable cette fois. Une partie du monde politique réclame une monarchie « plus neutre ». La popularité du roi Baudouin baisse légèrement, mais demeure très forte chez les catholiques, les personnes âgées et une majorité de Flamands.
En 2008, le roi Baudouin intervient symboliquement par un discours très fort sur les “dérives d’un système financier sans conscience”. Ce discours devient célèbre et renforce son image de « roi moral ».
Dans notre réalité, le roi Albert II abdique.
Ici, le roi Baudouin refuse catégoriquement l’idée d’abdication : « On ne quitte pas son devoir quand le pays doute. » Il continue malgré une santé déclinante.
Le pays reste 541 jours sans gouvernement.
Le roi Baudouin, affaibli mais respecté, joue un rôle très discret mais déterminant: il pousse subtilement à un compromis institutionnel, et encourage la formation du gouvernement Di Rupo et apaise les tensions communautaires.
Beaucoup disent qu’il a “sauvé la Belgique une dernière fois”.
Le roi Philippe devient roi tardivement le roi Philippe devient roi en 2017, après l’abdication tardive du roi Baudouin à 86 ans
Il commence le règne à 56 ans il est plus mûr, mais avec moins de temps pour marquer l’histoire.
Le roi Baudouin meurt en 2025, Le roi honoraire Baudouin meurt en mars 2025 à 94 ans.
Des funérailles nationales gigantesques ont lieu, comparées à celles de la reine Élisabeth II. Le roi Baudouin reste une figure morale, complexe, vénérée par certains, controversée par d’autres.
Voici les témoignages fictif concernant cette uchronie:
Un témoin anonyme au centre historique de Bruxelles en 1993:
« Quand ils ont annoncé qu’il avait survécu, les gens ont pleuré de joie dans la rue.
On croyait que le pays allait perdre son pilier, mais il était encore là. »
Un Député socialiste lors du refus royal de signer la loi sur l’euthanasie en 2002:
“ Je respecte l’homme, mais pas son intervention.
On ne peut pas gouverner un pays moderne selon les convictions d’un seul individu.
Même s’il s’appelle Baudouin. »
Une Militante gauchiste après la mise à l’écart temporaire du roi en 2003
« Ce n’est pas personnel. C’est juste que la Belgique avait besoin d’avancer.
Le roi représentait un autre temps.
Nous n’avions rien contre lui… mais il ne représentait plus tout le monde. »
Un Banquier anversois, après le discours du roi Baudouin sur la crise financière en 2008:
« Il a dit tout haut ce que personne n’osait dire.
C’était comme si mon grand-père m’engueulait depuis le ciel.
J’ai réalisé que la finance avait oublié l’humain. »
En 2017, le roi Philippe, après la passation de pouvoir
« Mon oncle n’a jamais vraiment voulu quitter sa fonction.
Jusqu’au dernier moment, il pensait encore pouvoir servir.
C’est un héritage difficile, mais aussi magnifique. »
Une Bruxelloise de 20 ans lors des funérailles du roi Baudouin:
« On me dit que c’était un roi d’un autre siècle. Peut-être.
Mais aujourd’hui, même les jeunes pleurent.
On avait l’impression qu’il était immortel. »

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